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L'échec n'est pas dans le dictionnaire des hommes sérieux, intelligents et travailleurs : ce n'est pas de l'excès d'admiration, mais de l'évidence.

 

Les deux hommes beninois

Le leitmotiv des hommes sérieux et travailleurs est " pas d'échec, né pour briller ". Au Bénin, dans le domaine politique, mon admiration porte sur  deux personnages. Il ne serait point oiseux de mentionner, quoique l'image temoin l'eût d'ores et déjà montré, que je fais allusion aux présidents de la République et de l'Assemblée Nationale du Bénin , qui, respectivement, sont Patrice Talon et Adrien HOUNGBEDJI (pour ceux qui ne le savent pas encore parce que frappés " peut-être" par de troubles psychotiques).

Pour un bon élève, quand il lui revient de parler de quelqu'un qu'il admire, il sait qu'il a - à moins que le " bon " soit absent en lui- à faire une brève présentation de celui-ci tout au moins. Et puisque je me réclame bon élève, que je déclare d'ailleurs, il me plait de parler de ce qui m'attire en HOUNGBEDJI en peu de mots., même si les mots ne sont pas peu.

 HOUNGBEDJI est Docteur d’État en Droit de la Faculté de Droit de Paris , il me parait séduisant de rappeler qu'il est sorti Major de l’École Nationale de la Magistrature française en 1967 ( à 25 ans). Pour un jeune béninois comme moi, juriste en formation et sorti de l’École Nationale d'Administration, non pas française, mais béninoise,  il est tout à fait clair et compréhensible , que celui-ci (ce jeune béninois juriste en formation  et sorti de l'ENA)  s'énamoure de celui-là (HOUNGBEDJI), dont il a -pourquoi pas - envie de suivre les traces, depuis qu'il l'eut connu quand il avait 14 ans... Procureur de la République à 26 ans, avocat de la famille Bongo, maire de porto-novo premier ministre, Président de l'Assemblée Nationale, je ne serai guère fatigué d'admirer la brillance de ce Monsieur, qui en sus d'être intelligent, est preux et placide.

TALON a connu un excellent parcours, quoiqu'il ne soit pas docteur comme l'autre KANTAMPION. Son flair, sa grandiloquence et sa prestance montrent qu'il n'est pas petit.

Certains me diront que mes deux hommes ont deux bidules en commun qu'ils exècrent: la cupidité et égoïsme. Moi je vais trouver une dichotomie à leur pensée sarcastique due à je ne sais quoi.

Parlant du premier mal qu'on leur attribue à sa voir la cupidité, je ne vais pas dire qu'ils sont cupides parce qu'ils ne sont pas en fait caractérisés, à mon entendement,  par la vénalité, mais par autre chose: le travail bien fait. Quand vous êtes bons, intéressants, pugnaces, et faites montre de grandeur dans vos actions, de pimpance dans vos résultats, pourquoi l'argent ne vous suivra-t'il pas? Mon passage argumentatif est comparable à un cultivateur  vivant dans un village lambda.  Ce cultivateur, qui s'attèle dans ses champs, à chasser les oiseaux prêts à picorer ses céréales, à raser les mauvaises herbes qui étouffent ses jeunes plants, à arroser fréquemment ceux-ci, ne va-t'il pas connaitre de bonnes récoltes, lesquelles, à leur vente, lui rapporteront non pas du sable, mais de l'argent? Serait-ce de de la cupidité si on gagne de l'argent, beaucoup par la force de son travail? Pour moi, et d'ailleurs ce ne peut qu'être que pour moi, HOUNGBEDJI et TALON  sont de braves hommes, qui savent travailler et qui savent s'exprimer aisément dans leur et par leur travail.

Parlant du second mal qu'on leur attribue, je ne pense pas que le mot égoïsme adéquat. Le fait de ne pas construire des écoles, des hôpitaux pour son peuple, serait-ce de l’égoïsme?  Le fait d'être éclairé et d'être au perchoir de la représentation populaire, n'est-ce pas déjà appréciable? l'homme éclairé au dessus du peuple, qui le peuple. Le fait de faire des constructions d'écoles, d’hôpitaux, et de les exhiber devant des caméras, avec pour noms " œuvres sociales" me parait populiste et insidieux. Ce que une main fait, l'autre ne doit pas le savoir, me disait ma mère. La grandeur d'un homme ne se trouve pas " que " dans ça. Hpungbédji et Talon, me paraissent comme deux guides, et nous avons besoin d'eux pour aller de l'avant . Hier, vous insultiez HOUNGBEDJI parce que son parti avait chois ZINSOU. Aujourd'hui, vous regrettez TALON, ce qui signifie que vous auriez dû prendre le choix de HOUNGBEDJI. J'appelle ça de l'agitation. TALON et HOUNGBEDJI ne sont pas ça.   Volubiles, ils me sidèrent. Travailleurs, ils m'épatent. Vertueux, ils me subjuguent.

J'aime TALON, pour son air sérieux et à la fois plaisantin quand il lui arrive par moment et d'ailleurs rarement, de faire montre d'hilare. Il ne recule pas, il fonce et est confiant. Il se contrefiche des remontrances opportunistes et insanes - quand il sait et on sait qu'il fait bien -.  Les mots qui sortent de sa bouche, à mon entendement, ne sont pas mensongers, ni insidieux. Il tient un raisonnement non pas brumeux, mais cohérent, j'allais dire apodictique, qui invite à l'écoute, à l'attention. Il est l'un des rares hommes d'Etat, qui, humble, n'a point cure de faire du populisme pour atteindre des objectifs purement, simplement et bougrement publics. Le Président de la République du Bénin se refuse de faire de la politique spectacle et exprime journellement son ardent désir orienté vers l’émergence de son pays. S'il n'a pas connu d'échec dans ses entreprises, s'il a de bonnes idées, s'il est entouré de bonnes personnes et ne fait pas de la complaisance populiste et populaire, pourquoi ne vais-je pas porter foi et créance à ce qu'il dit et fait?

Le gouvernement, le parlement, formant avec le judiciaire les trois pouvoirs, sont régentés par deux braves hommes, qui connaissent " leur job ". N'est-ce pas un atout? Si le gouvernement émet un projet intéressant et qu'il appartient au parlement de le voter, la grandeur de maitre Adrien HOUNGBEDJI ne va-t'elle pas guider? Il faut que nous abandonniez l'" adôgocratie",pour penser à l'avenir. Ce n'est pas parce que " nous n'avons pas mangé dans ça" qu'on va vouloir compromettre le " noukonyiyi" du Bénin.

Les défis étant réels et colossaux, point besoin de rappeler que ces deux pontes, chef du gouvernement et chef des parlementaires, auront le soutien de ce peuple qu'ils soutiennent d'ailleurs dorsalement, pour apporter, j'allais dire continuer d'apporter des  réformes politiques et administratives, pour  restructurer de l’économie nationale,   pour reconstituer le tissu social, et itou pour restaurer  la crédibilité de notre pays, qui m'est cher, et qui l'est aussi pour vous.

Quand vous remplissez à bon escient, la mission qui vous est échue - sans populisme, sans vergogne aucune pour le bien de tous - et bien, vous ne pouvez qu'être   admirables, j'allais dire  admirés.

Les applaudissements, on n'en a pas besoin, enfin, pas encore...

 

André-Marie GBENOU

 

Les béninois qui vivent inutilement et qui sont poursuivis par l'inutile : de la paralysie mentale

 

Desert

Non mais, où sommes-nous? 

Situation de départ:

Ulrich Gédéon Minkoukou-Yédomon est  un jeune étudiant béninois en troisième année de Licence à " ISM Taglo mayi". Actuellement âgé de 24 ans, il est né à Cotonou , et y réside depuis son premier cri (naissance)  jusqu'à (moi) mon actuel cri (détresse). Il est le petit-ami de mon ex-meilleure amie de filière Marie-Rubi Azéwè. Me sachant être le petit chouchou de Marie-Rubi avec qui je m'entends toujours bien , le jeune Minkoukou-Yedomon me demande ce qui pourrait faire plaisir à sa petite-amie Marie-Rubi. Je lui réponds exactement ceci :

- " Huumm. Voyons voir ! Ma chère Marie-Rubi aime connaitre son pays. Je te propose - vu que tous deux êtes en congés de Noel - de l'amener à Ouidah".

- Ouidah? mais je ne connais nulle part au Togo et je ne connais pas Ouidah.

Chères amies, chers amis, je vous promets que je suis anéanti, réduit, détruit, fini, démoli, dévoré, abimé, esquinté, démantibulé, déprécié, démoralisé, néantisé, scandalisé,  choqué, traumatisé, traumachoqué de cette réponse dont j'aimerais condamner l'auteur à une peine de réclusion criminelle pour crime grave...Si jamais le Président de la République du Bénin, apprenait ça, croyez-moi, il enclencherait une procédure de déchéance de sa nationalité.

Alors, pourquoi cet article, pour que vous ouvriez vos yeux.

Le Bénin, ce n'est pas seulement Cotonou et " Cotonou, ce n'est pas le Bénin",  mais "Cotonou, c'est juste dans le Bénin". Vous jeunes, sortez un peu s'il vous plait, cela va de votre santé aussi. Vous croyez être les premiers des béninois pour être nés à Cotonou ( et ne voulez connaitre nulle part ailleurs hors de Cotonou), croyez-moi, vous vivez inutilement.

Certains me diront qu'ils n'ont pas les moyens de sortir, mais Ouidah, c'est à côté, aller-retour 800f et si tu marchandes bien, tu peux trouver taxi aller -retour  300f. Où allez-vous trouver les sous? Mais ce sont les mêmes sous qui vous permettent d'acheter du chawarma. Mais où sommes-nous? Comment pourriez-vous parler de vous, de vos origines, de votre pays ailleurs ( pour ceux qui sont de l'extérieur ou à l'extérieur) si vous n'en savez vraiment rien? Vous perdez beaucoup de choses et peu de choses vous perdent. Qu'un béninois, sauf maladie mentale, demande si Ouidah est au Bénin, mais c'est vraiment traumachoquant !

La vie béninoise, ce n'est pas seulement à la Haie vive, ou à Cadjehoun. Ce n'est pas seulement en vous asseyant chez Karim 24, les pauvres pieds tendus, soutenant un corps dont la poitrine n'est rien d'autre qu'une poitrine maigre de célibataire,  attendant étant en face de la pauvre fille de Calavi-Zogbadjè, tous deux avec vos deux petites têtes de pauvres cons de Calavi-Cotonou, que vous avez vécu au Bénin...Si vous ne faites que ça, alors mesdames, messieurs,  vous vivez inutilement et l'inutile vous poursuit et vous poursuivra jusqu' à votre mort...On ne vit pas que par la bouche...

Ce que vous ignorez, ou que je dis et que vous tentez d'ignorer, c'est qu'à Cotonou, il n' y a rien à part les puisards de Zongo,  les voleurs de Dantokpa et les mendiants de la place des martyrs. Vous ne voulez voir que ça? sortez un peu, allez à l'intérieur du pays. La vraie richesse, c'est dans les villages, les plus belles architectures, c'est dans les villages,  les plus belles représentations du Bénin, c'est dans les coins reculés hors de cette maudite Cotonou: les tata somba, les chutes de Tanougou, les mamelles des collines. Sortez découvrir la source de Possotomé, la poterie de Sè (pour ceux qui ne savent jamais rien de rien, Sè, Possotomé, c'est au Mono, et Mono, c'est au Bénin hein), le mignon lac ahémé, ohlalalalal, rien que de magnifiques choses. Quand je reviens des cours à l'Université, j'ai envie de voir autres choses que ces putains maisons à étage autour desquelles gravitent des pauvres mecs dragueurs attendant les pauvres jeunes filles célibataires de droit et non de fait (...) non, j'ai envie de voir autre chose, j'ai envie de contempler la verdure, l'eau douce, tout tout tout, fatigué d'inhaler de la fumée noire ou bleu ciel.

Le Bénin, (et tout comme tout autre pays) on l'aime plus quand on sort, quand on découvre d'autres zones qui en sont au tréfonds. Je voudrais m'adresser à quelques catégories d'individus...

1- Ceux qui refusent les balades sur l'eau parce qu'ils ont peur de l'eau...

Vous avez peur, vous avez peur. Et si tous les pêcheurs étaient gros pusillanimes comme vous, qui iraient pêcher des mignons poissons, ces mignons et doux poissons que vous avaliez dans votre grande et grosse gueule de loup à " Chez Léa" à Ganhi? Vous avez peur de l'eau, mais vous vous douchez ou pas? vous me direz que ce n'est pas la même chose, mais si vous tombez pas le lac, vous allez sortir, tout s'apprend, encore que le lac, c'est comme vos putains de piscine...Ce que vous ne devrez pas ignorer, c'est que vous pouvez aussi " y rester "...Si vous y tombez et vous n'en sortez pas, et bien c'est votre destin.

2- Ceux qui n'aiment pas (ou qui n'aiment plus plus) leurs villages...

Ceux qui quittent leurs villages après le BEPC, le BAC (pour les études), qui, après, trouvent du boulot et oublient leurs terres, celles par la force desquelles ils sont arrivés à ce niveau où ils sont aujourd'hui,  ça diminue quoi en vous d'y retourner souvent? Ceux qui n'aiment pas retourner saluer leurs familles au village,voir leurs grands-mères ou grands-pères,  avançant souvent un argument principal: " je ne veux pas être mangé ", vous êtes mauvais...C'est de l'ingratitude basée sur la sorcellerie (hihihihi). Il se passe quoi au village? Monsieur, n'est-ce pas là que tu as grandi? si ton destin passe par le " mangement", c'est-à-dire qu'un membre de la grande famille ou un proche va te manger, c'est que ça devrait arriver, mais dans ce cas, personne ne t'a mangé, Dieu t'a juste rappelé...

Il y en a qui disent qu'ils n'aiment le village parce qu'ils sont cotonois. Où est le lien? Si chacun allait rester dans son coin, comment mangeriez-vous?

3- Ceux qui, pour les vacances, quittent juste Gbegamey pour Sainte Rita, ce n'est pas de la vacance, c'est du footing...c'est à dire vacances maplor...

Et souffrez que je vous dise quelque chose: les vacances, ce n'est pas quitter Gbegamey pour Sainte Rita, ou quitter  Calavi Zogbadjè pour Calavi Bidossessi. Awo tcho! quelle misère !c'est quel genre de vacances ça? vacances maplor.Sortez un peu ! Si vous vous réclamez être béninois comme moi sans avoir pris par là, ah là, je dis non, je ne vous connais pas...Il y a beaucoup de choses qui se passent dans les villages. Hum, je ne vous dis pas, mais je vous le dis. Ce que j'aime au village c'est quand vous devrez attraper les deux poulets pour le 25 décembre...Huuum...et quand maman dit que c'est le garçon qui va les égorger, huuum, moi pas tuer poulet...A cototou, c'est maison à étage, tu vas attraper poulet où? si ce n'est pas poulet drogué du brésil que Cajaf comon nous importe là...

Il ne faut pas que nous oublions notre identité.  Le Bénin ne se limite pas à Cotonou et le Bénin n'est pas l'égal de Cotonou. Notre appartenance éthique, régionale est notre carte d'identité et nos villages, les champs, et tout ce qui y inhérent est tout simplement magnifique...Bon, certains me diront que sortir n'est pas pour eux important, c'est une paralysie mentale...

 

 

Cotonou, la ville qui m'a tout donné, Calavi celle qui m'a tout arraché

 

Je me suis appliqué sur mes copies au baccalauréat...Les enseignants ont lu mes écrits et séduits, ils ne trouvaient pas d'autre choix que de me donner de bonnes notes. Le jury 67 a dit " ce n'est pas possible! Quelle élégance! Non mais, qu'on déclare admis ce jeune! vite vite"...Il se fait que le jeune André-Marie va continuer ses études, encore? mais non, j'ai déjà assez étudié moi...Et si on en arrête là? Mon père dit " Monsieur, celui qui a le bac est bon pour préparer la sauce à ses parents". Tel que je le sais ironique, je compris vite qu'il me disait indirectement - enfin même si c'est direct- que mon diplôme ne avalait encore rien, du genre " peut mieux faire".

Je viens à Cotonou, j’emménage à Sainte Rita, mon quartier d'amour, mon bébé de quartier, le coeur de mon amour, l'âme de mon âme. J'ai pu avoir ma moto Dayang propre, dernier cri... Je me la suis acheté avec l'argent de personne. Ma tachou m'a offert un joli ordinateur, plus mignon que mon ex petite-amie. Sainte Rita (Wloguèdè précisément), je pouvais sortir faire trois au Burkina, au Mali ou encore à Madagascar sans fermer la porte et je revenais voir intacts tous les objets de l'appartement...Tous mes beaux jours d'après bac, je les ai connus à Cotonou, avec Phlippe (Ilaci), Isidore, Razack, Nash, etc...Cotonou, ma ville chérie , a couronné de succès mes efforts.J'ai eu mon diplôme sans me soucier de Benoit XVI.

Un mois après l'obtention de mon parchemin (même s'il ne pare aucun de mes chemins), pour des raisons indépendantes de la volonté de Dieu (lol), je me retrouve à Calavi, laiila...Yeeeh, je dis Calavi là, c'est pas ville deh...Je vous dis Bakhita, Bidossessi, yaaaa, ils volent làààààà jusqu'à Benoit XVI a renoncé à la papauté...Trois mois après mon emménagement, ma moto a été piquée piam...Trois mois après, mon ordinateur  été volé avec élégance et dextérité...Un mois après, mes deux téléphone a été volé,  la maison en face de la nôtre a été visitée deux fois en un mois: 300.000F pris, un ordinateur volé...A calavi, beaucoup de mauvaises choses se passent et m'écoeurent: vol, braquage, assassinat, enlèvements d'enfants ( Womey en est l'exemple-type), purée !

J' y ai connu les moments les plus tristement terriblement rudement mauvais de ma vie...

Vraiment, Calavi m'a tout arraché (...) sauf moi-même.

André-Marie GBENOU: Le Bénin n'est pas un Etat voyou, c'est le béninois qui est lui-même voyou...

 

Images 3

Le Bénin est bien normal et restera normal. Ce sont les béninois eux-mêmes qui sont anormaux et voyoux.

On veut parler, oui on parle, on parle, on bavarde, on ne pense même plus, on ne propose rien quand ça ne va pas et au finish, on ne dit rien, on n'a plus parlé, on a bavardé, zéro.  A ces béninois bavards et voyous, je recommande la théorie du langage de  Ludwig WITTGENSTEIN (valable aussi bien en mathématiques) qui, établissant six  thèses intéressantes, il y a 95 ans.

En résumé, il disait que les différents états de choses constituent la réalité, pouvant être décrite par un énoncé élémentaire, ce qu'on peut appeler problèmes. Il fait comprendre que peuvent être résolus tous les problèmes des sciences, notamment philosophiques, etc mais les réels problèmes de la vie, non, parce que dit-il, chaque réalité a ses limites et son langage et partant, il y a des limites à ce dont on peut parler ; Dieu, le moi, le sens du monde et le mystique sont hors du champ de la parole : indicibles .On ne peut parler de la personne ; mais on peut parler des faits qui l'entourent. L'éthique et la religion se tiennent également en dehors du monde, en dehors du discours sensé et de la recherche scientifique. Après avoir énoncé ces six thèses, il conclut:

 " Ce dont on ne peut parler, il faut le taire" . On l'appelle théorie du langage TRACTATUS LOGICUS-PHILOSOPHICUS.

Que ceux qui peuvent comprendre, comprennent...

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La devise du Bénin "Fraternité, Justice, Travail" inscrite au frontispice de la constitution, n'est pas pour l'orner.  A mon analyse, je vois que vous vous dites adversaires, j'en ris, et j'en re-ris. Mais vous savez, " l'adversité est un des moyens que Dieu ait pour nous rappeler de nos égarements", dira mon père spirituel Jean Baptiste Blanchard.

" Vox populi, vox dei ", voix du peuple, voix de Dieu...

Patrice TALON, est un don de Dieu. Pas de débat autour , c'est une vérité scientifique et c'est aussi naturel.  Ce n'est pas moi qu'il faut accuser ou gloser, si vous voulez dévorer quelqu'un, allez dévorer DIEU qui nous l'a donné.

Vous, peuple béninois, avez exprimé votre suffrage en faveur de Patrice A.G . TALON, l'avez choisi, élu Président de la République du Bénin, au détriment de KANTAMPION. Si seulement  à 7 mois de règne, vous regrettez son arrivée au pouvoir, c'est que vous êtes d'une hypocrisie intestine,  de probité douteuse et d'une mesquinerie abominable.Partant du principe que "tout pouvoir vient de Dieu", je trouve enfantin et oiseux  d'émettre des publications telles que " LE PEUPLE BÉNINOIS REGRETTE L’ARRIVÉE DE TALON " ou "ON AURAIT PU CHOISIR ZINSOU", ou encore "PATRICE TALON A ÉCHOUE". Comment arrivez-vous à voir en 7 mois ce qui sera dans 5 ans? ça fait plaisir et c'est une chance d'être compatriote de personnes qui prédisent l'avenir et qui sont détentrices du pouvoir mystérieux. J'ai un devoir demain, pourriez-vous m'aider à lire à travers la pensée du prof, l'examen? servez à quelque chose chers tous. Ainsi, allais-je commencer, celui qui regrette l'arrivée de Patrice TALON, qu'il regrette sa propre naissance, qu'il regrette son existence et partant qu'il renie Dieu et s'affranchisse des lois divino-naturelles...! on ne regrette pas ce que Dieu donne, on s'en contente.

Quand nous étions écoliers, élèves, nous exécrions les enseignants rigoureux, non pas pour un motif pesant et légitimité, mais parce que étions habitués à la facilité. On les fuyait, on n'aimait pas les gens rigoureux, intransigeants et tutti quanti. On préférait les enseignants caractérisés par une flemme sans borne et une vie sans norme, parce qu'avec ceux-ci, on pouvait avoir ce qu'on voulait, sans accroc bien sûr. Quand nous eûmes grandi davantage, nous nous fûmes rendus compte, qu'erreur, c'était et que tard, il était. Nous regrettons d'avoir été corniauds, sinoques. Nous nous sommes éborgnés. Nous aimerions revenir en arrière. Je pensais qu'on n'était plus à l'époque de "SI JE SAVAIS, DERNIER MOT DE L’IMBÉCILE"

Il me plait de transposer ce qui précède dans la gestion du pouvoir et l'entendement que le peuple a de ce qu'on appelle diriger/gérer, mais d'une autre manière. Quand, sous un régime bananier, nous violons avec amour les règles que nous nous sommes donnés, et que s'installe, quelques temps après, l'autorité, la vraie, on devient aveugle et sourd, on ne voit plus rien parce qu'on ne veut rien voir et on entend plus rien parce qu'on ne veut rien entendre. C'est de la malhonnêteté..." On ne peut vouloir d'une chose et son contraire", autrement, ce serait être nigaud.Tout le monde veut parler, quoique parler ne soit pas donné à tout le monde. D'aucuns essaient de parler , s'efforcent de vouloir séduire, quoique déraillant, bavant. Certains me parleront de liberté de conscience, de pensée, mais n'est-ce pas godiche d'avoir ces libertés et de ne pas les exercer à bon escient? ce qui m'offusque et anéantit mon autorité morale, c'est qu'il est des intellectuels, non j'allais dire des "présumés intellectuels", qui émettent des idées, ressortant parfois machinalement leurs tares, remettant en cause leur intellect, les faisant du coup intellectuels tarés (hommage à mon feu grand-père Mathieu Kerekou), et partant me font rire. Amadou Hampâté Bâ disait  qu"en Afrique, quand on vieillard  meurt, c'est une bibliothèque qui brûle", il n'a peut-être pas raison sur toute la ligne parce qu'il y a des gens qui,  bien qu'ils auront vieilli, ne disposeront d'aucune connaissance qui puisse profiter à la génération montante. On ne dirait donc pas qu'une bibliothèque brulera à leur mort, ce serait anodin."Il n'est rien de plus éloquent que l'exemple", disait Jean-Baptiste Blanchard; je pense que j'ai trouvé le bon.

Quand je nous regarde, je me moque de nous. Comment comprendre que nous voulions que justice soit rendue, que dis-je, que le droit soit dit par les autorités judiciaires compétentes et au même moment édicter à la justice ce qu'elle doit faire? où sommes-nous? Pour la petite histoire, le Président de la République disait à Parakou pas plus tard qu'il y a quelques jours "...si chaque fois que quelqu’un doit faire un péché, nous ne sommes pas capables d’apprécier que c’est un péché, que c’est au contraire une action de gloire, c’est dangereux pour le pays. Il est important pour nous que publiquement, nous ayons au moins la mesure, le courage de ne pas faire l’apologie du péché parce qu’après, il n’y a plus de repère...Mais il est important, je le répète pour la cité, que publiquement on ne fasse pas, qu’on ne glorifie pas ce qui n’est pas admis. A bon entendeur". Il n'  y a pas de plus beau discours et de plus belle expression d'amour que ces mots, lesquels font malheureusement l'objet de compréhension et d'appréhension aussi inintelligente que tarée. Parfois, je me dis qu'on ne devrait pas être trop intellectuel, parce que ça rend goujat par moment. Tout de suite, notre super-intelligence nous dicte que le P.R faisait allusion au fameux cas AJAVON, et pendant qu'on y est, le pécheur dont il parle, c'est celui-ci. Non, c'est déjà trop réfléchi selon moi. Soyons d'une honnêteté irréprochable si nous voulons l'être. Ceux qui pensent que le Chef de l’État a manqué de tact, je pense que ce sont eux-mêmes qui manquent de tact et d’analyse, parce que la chose est devenue comme une affaire de complaisance et d'hypocrisie. Et sans soutien personnel aucun, ni sentiment affectif pour Patrice TALON, je trouve juste et bienvenu ce qu'il pense car je pense la même chose. Si nous allons applaudir l'injuste, l'inique, le louanger, nous n'irons jamais de l'avant et nous régresserons davantage. Nous devrons nous maitriser et penser au développement de cette nation, le changement, le vrai, pas celui qu'on décrète à la bouche, le réel plutôt. Le changement, ce n'est pas en gesticulant ou en sautillant tels des têtards de grenouille que nous l'aurons. Le changement, nous l'aurons, quand nous prendrons conscience de ce que nous devrons cesser nos mauvaises langues, nos hypocrisies. Le peuple béninois, dont je fais partie, est  atteint des troubles psychotiques et il urge qu'on recourt à des spécialistes pour le scruter, le traiter, le guérir. A chaque fois que je lis des publications de divers fora, à chaque fois que j'approche certains béninois, je me dis zut! Seigneur, délivre-les, ils sont atteints d'atrophie de cerveau  entravant nos pensées, les croyances ou les perceptions.  Sinon, comment comprendre qu'un peuple incinère des individus surpris en flagrant délit ou même soupçonnés  de vol (de cabri ou de poulet), donc lynchés sans jugement aucun pendant qu'on se dit être dans un État de droit?comment comprendre qu'on accuse le gouvernement en place, au pouvoir depuis 7 mois (n'atteignant même pas encore  les 9 mois pour accoucher d'un bébé), de la vacuité de fameux paniers de présumées ménagères(même s'il y en qui ne ménagent rien) ou même de fameuses bonnes dames (même s'il y en de mauvaises)? C'est quand même risible et parfois déplorable que veuillent profiter de la situation des gens qui ne faisaient rien comme profession depuis le régime enterré (en purification au purgatoire) et qui souhaitent se mélanger aux gens. Qui va lentement, va surement, disait ma feue grand-mère et soutenait ma tutrice Bernadette SOHOUDJI, en faveur de laquelle, au passage, je demande non pas d'observer des minutes ou des heures de silences, mais de temps de prière et donc d'expression (pour le repos de son repos). Il ne sert, en effet, à rien de faire croire aux gens qu'on est travailleur alors qu'on est loin d'être un demi-travailleur et quart-consciencieux. Le changement ne se décrète pas , il s'érige et s'installe, non pas de son propre vouloir, encore qu'il n'a pas de volonté, mais par le travail, non pas bâclé, mais bien fait. Pour ramasser un objet par terre, on s'accroupit pour le ramasser, on fléchit les genoux pour le ramasser (encore s'abaisser), à moins d'être spécialistes et praticiens de la magie qu'elle soit noire ou blanche. Pour relever un pays à terre, il faut d'aborder s'accroupir, se requinquer au risque d'échouer comme ma petite-amie qui a raté le bac une quatrième fois. La gestion d'un pouvoir longtemps gardé et mis à terre par un individu loin d'être normal à 12%, n'est pas chose aisée,  c'est du travail; et la visibilité, que dis-je, l'image d'un pays, ce n'est pas dans un miroir qu'on la voit , ce n'est pas dans l'eau exposée au soleil qu'on la remarque, ce n'est pas comme l'éclipse solaire. Le bonheur, c'est quand nous ne faisons évoluer, ie je fais évoluer l'autre et moi-même j'évolue dans son évolution. Avons-nous cette mentalité? non; la preuve, certains comprendront autrement cette publication.

Les réformes du gouvernement sont belles et bonnes et tant que le monde demeurera le monde, elles n'arrangeront pas certains et je les comprends. Quand on met dit que " casser des maisons, nettoyer les baraques aux bords des voies, etc ne sont pas les priorités et partant sont loin d'être ce que veut le peule actuellement, dites-moi, vous serez prêts quand? si à tout moment il faut atermoyer, rien n'avancera, le pays sera comme une statue dans le statu quo, c'est-à-dire un pays inerte.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, 7 mois, c'est riquiqui pour apprécier, enfin, je pense. Il va falloir du temps au pouvoir en place, pour se muscler afin de relever ce géant pays tombé à terre. Le relèvement du Bénin prendra par un nettoyage sans vergogne de ce qui ne va pas; c'est la suppression sans prise de tête de tout ce qui est dénué de sens, de tout ce qui arrière le pays. Ne soyons pas paresseux. Si Dieu était paresseux, ni vous, ni moi, ne serions ici sur cette terre. Et cessez de parler de regret. Je pensais que le regret ne devrait pas appartenir à notre vie de citoyen, nous devrons travailler notre conscience pour que le regret s'accouplant avec la force, donnent le courage. Nous devrons, ceci dit, rester courageux, que dis-je preux tels de vrais hommes au combat, à la lutte, soyons lutins ensemble, parce que le relèvement du pays et la relève de demain, c'est ensemble que cela doit se faire. Nous devrons rester debout ( ce n'est pas en chantant seulement l'hymne national que nous allons rester debout, nous devrons rester debout dans la tête, nous devrons rester éveillés pour chasser l'ennemi " si le maitre de la maison savait l'heure à laquelle viendrait le voleur, il ne le laissera pas percer son mur ) et que nos critiques soient plutôt constructives que destructives. Il serait intitule voire foufou de revenir sur les mêmes choses, qui ne vont faire que nous tuer à petits et silencieux coups:

"les choses qu'on ne peut recouvrer, le souverain bonheur est de les oublier", dira mon père spirituel Jean Baptiste Blanchard.

Je pense qu'il serait intéressant et même fraternel que chacun apporte sa pierre à la construction de ce pays que nous avons eu en héritage de nos aïeux. Cessons d'être voyou en ne cautionnant plus le faux, le mal; cessons d'être voyou et travaillons pour le bien de l'autre et de nous-mêmes. Si nous allons demeurer dans ce système d'absence de conflits armés, il faut que la paix sociale s'installe et cette paix doit être d'abord intestine, pour  dire fraternelle, familiale, sociale, donc nationale...

Mais avant tout, parlez moins et ouvrez-la quand besoin est. Ceux qui parlent beaucoup ne réussissent moins pas parce qu'ils parlent plus qu'ils ne réfléchissent; le temps de réflexion, ils l'ont pris pour bavarder; un  bavard, il faut que ça apprenne à fermer un peu sa gueule et quand on n'a pas d'éléments sur un sujet, on s'abstient d'aller sur ce terrain.  "Il est parfois de la sagesse de dissimuler ce qu'on pense, et de ne pas dire tout ce qu'on sait", disait Jean Baptiste Blanchard, alors soyez sages, du moins tâchez de le devenir en parlant moins et en vous contentant de vous développer vous-mêmes.
 
 
Le Bénin n'est pas un Etat voyou, c'est le béninois qui est voyou.
 
André-Marie GBENOU

 

 

 

André-Marie GBENOU: Décès de mon Père Spirituel Adodo Benjamin GAGLOZOUN

Tcho

 

Père GAGLOZOUN Adodo Benjamin
.......
Repose En Paix
 
 
 
{ ll enlevait toujours son chapeau avant de me saluer. Dans le temps, lui il avait déjà 78ans, moi à peine 17ans. Quand je lui demandais pourquoi il enlevait le chapeau et s' abaissait avant de me saluer, il me répondait " Si Dieu nous a créés à son image, c'est dire que toi André, tu es Dieu en déplacement et on doit traiter notre prochain comme Lui là-haut. Et puisque je ne saurais saluer Jésus, le chapeau sur la tête, je me dois de l'enlever, parce que tu es Jésus"}. C'est de la sagesse.
 
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.......Dimanche 02 Octobre 2016: 11h49.......
 
J'étais dans mon lit, passant en revue mes messages non lus. Je reçevais un message vocal de ma soeur-ainée jumelle Caroline.
 
" Listo, j'ai une nouvelle désagréable à t'annoncer. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris..."
 
Combien de fois vais-je interdire aux gens de m'annoncer ainsi les nouvelles de décès? Ça écoeure et ça me pétrifie. Pourquoi ne pas dire directement que "X est décédé.-"?
Pendant que je me disais tout cela, j'entendis " ton grand-père". Grand-père? Celui que j'ai vu dimanché passé seulement? Non, ce n'est pas lui. C'est plutôt mon père spirituel. Seigneur...
 
1- Qui est le Révérend Père GAGLOZOUN Adodo Benjamin ( G.A.B )?
 
Originaire de Konouhoué(Athiémé), dans le Département du Mono, G.A.B est ordonné prêtre de Jésus en Septembre 1973 la même année que le Père Xavier TOHOUEGNON, ancien Directeur Adjoint des Collèges Catholiques du Bénin et longtemps Directeur du Collège Catholique de Comé.
Octogénaire, il a longtemps servi à l'hôpital Saint Camille de Dogbo et sur les paroisses de Lobogo, Sè, Agoué en tant que curé. Les anciens de ces paroisses et bien d'autres jeunes éveillés doivent l'avoir connu.
Le père GAGLOZOUN, on le connait pour sa rigueur qui est plutôt poussée. Il aimait moins, du moins n'aimait pas les personnes frivoles et les gros flemmards. Depuis plusieurs années, il s' est établi chez lui à Sè, disant les messes -en aide - notamment sur la Paroisse Saint Bernard de Sè.
Il est le frère ainé du Professeur Alphonse GAGLOZOUN, enseignant à l'ENAM, autrefois Professeur d'Education Sportive à l'INJEPS.
 
2- Qu'est-il pour moi, ?
 
Plus qu'un père spirituel, il est "mon grand- père".
Tous les jours de Nouvel An, il venait chez
nous à la maison pour la bénédiction pour l'ouverture de la Nouvelle année.
Il ne ratait jamais. C'était un brave homme.
Grâce à lui, ma mère pouvait accepter mes caprices et c'est à lui qu'on doit l'expression " André-Marie, le réjouisseur de la maison". J'étais turbulent et je m'extasiais beaucoup même pour peu. Je m'agitais et me moquais bien des gens, ce que n'aimaient pas mes parents. Ma maman était allée se plaindre auprès de mon père spirituel qui, disait à cette dernière " c'est le réjouisseur de la maison", laisse-le s'amuser et se réjouir. Ma maman a reçu cela comme une règle et devra dorénavant me laisser me regaler dans mes railleries et autres airs moqueurs.
En 2009, quatre ans après que je me fus inscrit en tant qu'aspirant à la vie vocationnelle de prêtre, je lui demandai d'être mon père spirituel. Il n'hésita pas à me dire son OUI. Son acceptation était donnée aussitôt, c'est à croire qu'il attendait cette demande de ma part.
J'allais chez lui au moins une fois par semaine pour l'aider dans diverses tâches, surtout celles ayant trait à la liturgie. Ne voyant que faiblement, je devrais lire les textes liturgiques du lendemain ou d'autres jours à venir afin qu'ils prépare ses homélies. Ce qui est bien surprenant, c'est que malgré sa faiblesse oculaire, il pouvait reconnaitre la clé de la porte du salon du presbytère dans un lot de quinze clés. Aussi, pouvait-il marcher tout seul et voyager tout seul. Tenez-vous tranquile, il voit à peine, pourtant il faisait presque tout sans trop de peine mais si un peu de peine venait l'embrouiller par moment. Bref, il s' en sortait bien.
Il me donnait de bons conseils et l'accompagnement spirituel qu'il m'apportait me fortifiait, me requinquait. J'aimais me rendre chez lui. J'aimais l'aider, pour moi, c'était un devoir du fils au père.
Mon père spirituel était quelque peu gêné de me faire appel presque toutes les fois qu'il voulait écrire un message à diverses destinations, mais moi, j'y trouvais du plaisir et c'était de surcroit un grand honneur pour moi que mon écriture soit lue par d'éminentes personnalités ecclésiastiques comme Messeigneurs Barthélémy ADOKONOU depuis le Saint Siège, Jean-Yves Riocreux depuis Basse-Terre (France), Antoine GANYE depuis Cotonou ou encore Victor AGBANOU dont il dépend. Pour un jeune de 17ans, c'était bien grand déjà, beau aussi.
Comment pourrais-je oublier cette tablette de chocolat noir venue de Barcelone (Espagne) qu'il m'a donnée en signe de reconnaissance pour les bons et nombreux services que le petit André-Marie que je suis lui rendait, du moins que je lui ai rendus, lesquels je ne pouvais plus -logiquement parlant- lui rendre, parce que bachelier, je devrais quitter le diocèse de Lokossa, que dis-je le Mono pour Cotonou dans le cadre de mes études. Savais-je que c'était l'avant-dernière fois que je le voyais? Non.
En 2014, quand j'ai eu un temps de repos, en vacances d'un mois au Mono, je lui rendis visite et il me disait que je tombais à pic: sa reconciation à la charge de l'Eglise telle que le prévoit le code du droit canonique venait d'être acceptée, après plusieurs années d'attente. Il me disait cette nouvelle parce qu'il y a deux ou trois ans, c'était moi qui lui écrivait la demande. Ce jour-là, c'était la dernière fois que je le vis. Comment pourrais-je savoir que c'était la dernière fois?
Il tomba malade pendant un temps, je n'ai plus eu de nouvelles. "Pas de nouvelles, bonnes nouvelles", enfin c'est ce que je pensais.
Il y a un mois, l'idée de l'appeler, de prendre de ses nouvelles, m'inoculait et se répétait. Mais je n'avais plus son contact. Je ne savais pas que c'était l'appel d'au-revoir que le Seigneur voulait que j'émette en direction de mon père spirituel.
 
Souvenirs de prêtre rigoureux, pointilleux, industrieux, pieux travailleur, aimable, compréhensif, et surtout humble.
 
La vie de prêtre, un sacerdoce, un don de soi, un grand sacrifice.
Sa mission sur terre, il l'a remplie.
 
"Ke yi be to mahou sin dho tamin an e wor deka kou christo evioa le ekou min, nin-nin an keye ba wor deka koudoe le ye be fonfon so ekou min an yeoun"
Puisqu'il a été baptisé dans le Christ, accorde lui de ressuciter avec toi d'entre les morts.
 
"Bon et Fidèle Serviteur entre dans la Joie de ton Maitre"
 
Repose en paix Adodo Benjamin dans ton JƏNGBONPE

André-Marie GBENOU: La grandeur dans une petite taille, Major Lian, et si on en parlait...

Klouitor 2

 

 

L’intelligence, c’est comme les parachutes, quand on n’en a pas, on s’écrase, mais quand on en a, on reste debout comme Lian...

 

19 juillet 2016, j'ai sorti mon article " Particulier, mon cercle amical, et si on en parlait...? J'y disais que je suis bougrement adulé d'avoir ces gens comme amis, de les côtoyer et de nouer avec eux de cordiales relations d'amitié et de coopération, parce que simplement vertueux, largement industrieux, ils sont. 

Oiseux peut-être de le rappeler mais je le rappelle quand même qu'il s' agit du trio Saliou - Lian - Emmanuel le cercle tenace. 

Jeudi 1er septembre, il est 16h43. Mon ami Lian m'appelle et dit:

 - andre je suis major en management des projets et dans quelques minutes je saurai si je le suis pour toutes les filières en Master des établissements HECM du Bénin. Stp récite une dizaine de chapelet pour que ce soit ainsi, me demandait-il.

- Ah mes congratulations klouitor, otor. Je le ferai dans trois minutes, n'aies pas pétoche. Tu seras Major des Majors et quand tu auras ton ordinateur tu me le donneras, lui dis-je pour poiler. 

Après que j'eus récité la dizaine, je l'appelai et lui rendis compte de l'accomplissement du devoir spirituel qu'il m'a confié...

Vendredi Monsieur me convie à la cérémonie de remise de prix aux meilleurs étudiants et de remise de diplôme aux lauréats, laquelle cérémonie aura lieu le lendemain.

Samedi 3 septembre- Jour J:  exactement 45 jours après la publication de mon autre article qui parlait entre autres de lui, David Lian(sus-cité).

Je réponds présent à la cérémonie avec Emmanuel et qu'est ce que je vois, j'entends et constate? Mon ami Lian est Major de la promotion en master 2014-2016, toutes filières et toutes sections confondues:  centres HECM Sections de Cotonou Jerico, Akpakpa, Cocotomey, Porto-Novo-Parakou et j'en passe), que dis-je Major de promotion du Bénin, toutes filières en master considérées, j'allais dire major de tous les centres HECM niveau master.

Qu'est-ce qu'il peut être si pugnace ! Qui est ce jeune qui me sidère si tant? 

Je ne saurais retracer in extenso son parcours comme le concerné l'aurait fait, mais je puis dire que je sais trop de lui. 

Déjà à 17 ans, Lian est titulaire d'un baccalauréat Série D, Mention Bien. Après études de dossier à la DGES du Ministère de l'Enseignement Supérieur, il sera retenu à titre boursier à la fac de médecine de l'Université de Parakou (FM/UNIPAR).Malheureuse période de santé, il ne pourra terminer les deux premières années de formation en beauté parce que frappé pour un mal non moins têtu. Ayant perdu ainsi sans nul doute sa bourse et deux années, le jeune preux ne se laissera pas faire. Il s'inscrit au département d'anglais à la Faculté des Lettres de l'Université d'Abomey-Calavi et décide de passer un autre baccalauréat la rentrée suivante,  série B. C'était en 2011. Confiant et toujours industrieux Lian  passe cet examen, série B et sort et c'est fois encore avec la mention Bien. Il dépose derechef les dossiers à la DGES avec sa nouvelle casquette de " nouveau bachelier" et - après étude de dossiers encore - il fut classé boursier à l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature, cette école hautement prestigieuse où je fis sa connaissance. On s' asseyait sur le même banc dans l'amphi  et moi je ne cessais de renouveler mes taquineries et airs moqueurs ayant trait à sa taille. Endurant et ambitieux, il sortit trois années plus tard d'un côté avec sa licence en linguistique anglaise. De l'autre côté (ENAM) il sort aussi avec la licence en Diplomatie et relations internationales, mention Bien. C'était en 2014. Comme si les diplômes sont son pain quotidien, il enchaînera  en s' inscrivant en master Management des Projets. Loin d'être entrain de présenter son curriculum vitae (CV), je voudrais être dithyrambique en mentionnant qu'avril 2015, il sera admis pour un contrat de deux ans aux Affaires Étrangères et précisément à la Direction du Protocole d'Etat. Malgré les exigences et contraintes de cette direction qui est d'ailleurs la plus chargée en activités dudit ministere, Lian n'abandonnera pas la lutte académique. Pugnace comme toujours, il sortit major en première année de master avec 15,41 de moyenne. Plus on grandit, plus on est chargé, acculé, et donc moins on a de temps. Mais la passion pour la chose doublée de l'ambition à atteindre certains objectifs, amèneront le zigue à redoubler d'ardeur et d'efforts, lesquels efforts ont été couronnés d'un brillant succès parce que cette fois encore (master 2),  il finit derechef major de filière, major des master. Lian David est major des masters de tous les centres Hecm du Bénin, promotion 2014-2016.

Élégant, pieux, travailleur, pointilleux et surtout volubile,  son flair et son art oral ont été appréciés encore la nuit sur dernière de plus d'un. 

Je me plais encore d'être laudateur envers ce jeune homme qui, malgré ses nombreuses occupations professionnelles, a su et sait joindre les deux bouts; ceux qui pensent qu'avoir une petite amie, une fiancée ou une femme ne permet pas d’évoluer dans les études se goure. Ils sont dans une gourance morbide. Quand on sait où on va, on s' arme, et on ménage sa monture quand on va loin. 

R. HADJOUTI disait " ne voit la lumière que celui qui est éclairé" et bien je donne du crédit à cette affirmation parce que Lian voit clair, il a la lumière dans tout ce qu'il entreprend et il réussit en creusant et en élaguant même les apories. Ce que j'aime en Lian, c'est qu'il n'est pas barbant, il n'est ni branlant, ni charlot. Il met du sérieux et du tact dans ses affaires. "L'homme créatif est motivé par le désir de réaliser des choses, pas par le désir de battre les autres" disait Any Rand, mais mon promotionnaire de l'ENAM a pensé que cette affirmation est réfutable parce que pour ce dernier, pour être créatif, ou pour créer une différence, il faut plutôt battre les autres, créer ce qu'ils n'ont pas pu créer. Et bien l’émulation, il en fait un principe et marche suivant ce en surpassant les autres, en apportant un plus que les autres n'ont certainement pas, enfin au moment de l'action, en faisant comprendre qu'il y a une différence entre le premier et le deuxième.Le premier a quelque chose de plus que n'as certainement pas le deuxième, ce plus qui fait que celui-ci ne saurait égaler ou n'a pu égaler celui-là.

Je suis non moins fier d'être entouré en sus de lui de Emmanuel qui, avec moi, formons le trio " éna-protocolaire".

Quel est le secret de ces deux braves hommes? Emmanuel, quel est ton secret? Quel est le secret de ce jeune Lian? Quelle intelligence! 

Oui lian trouve toujours, j'allais dire obtient la réalisation de ses rêves tant que ses vœux sont ethnocentriques. On met Dieu au centre de sa vie, de ses projets et l'essentiel marche.

Nous pensons que Lian ne manque de rien. Il a le nécessaire à son jeune âge. Il a son âme-soeur, ses diplômes, sa tête, il est vaillant et surtout intelligent, "intelligent" le plus doux des adjectifs qualificatifs qui existent selon moi. Dans la vie il faut être intelligent, parce que l'intelligent arrive à avoir tout. L'intelligent sait quand il faut être cauteleux, j'allais dire rusé et hypocrite pour parvenir à une fin ( d'où je suis contre l'adage quand on n'est pas intelligent, on est malin parce que le malin, le rusé c'est quelqu'un d'intelligent d'abord mais qui utilise ensuite son intelligence dans une posture négative, qui se sert de cette faculté d'intelligence de façon déloyale, fallacieuse pour avoir un résultat escompté, pour parvenir à ses fins: ça aussi c'est être intelligent. Ceci dit,  je pense plutôt que celui qui n'est pas intelligent est simplement et carrément inintelligent; alors quand on n'est pas intelligent, on ne saurait être malin; l'intelligent sait qu'il faut mettre Dieu au centre de tout; l'intelligent sait qu'il faut exceller et surpasser les autres, quoi qu’intelligents aussi, ils soient et pour y parvenir, pour pouvoir les surpasser, il faut changer de classe: quitter " être intelligent"  pour  " être plus intelligent" parce que " le plus intelligent" est plus intelligent que " l'intelligent " .  L'intelligent sait comment aimer sa femme, répondre à ses désirs les plus chers sans compromission de ses exigences socio-professionnelles; l'intelligent c'est celui qui sait profiter à bon escient des autres; l'intelligent c'est celui qui discerne le vrai du faux; l'intelligent c'est celui qui est premier des premiers; qui sait avoir des résultats positifs, qui a le bon sens; l'intelligent c'est celui qui a tout, ou presque tout ou qui peut se servir de son intelligence pour avoir l'essentiel. Et bien, Lian est intelligent car il a tout, enfin presque tout, du moins l'essentiel j'allais dire parce qu'il lui manque une chose : la taille.  Mais l'intelligence se trouve-t'elle dans la taille?

La réponse, c'est NON...

J'ai compris de l'exemple " lianesque" ( de Lian) une chose : l'intelligence n'est pas dans la taille; mais être intelligent c'est avoir de la taille dans la tête, être intelligent c'est avoir une tête bien taillée pour pouvoir tailler les autres pour faire d'eux des " moins intelligents"que vous.

 

Et bien oui, l’intelligence, c’est comme les parachutes, quand on n’en a pas, on s’écrase, mais quand on en a, on reste debout comme Lian..., et est Lian pas qui veut, est Lian pas qui peut non plus, Lian? il n'en existe qu'un seul. Lian c'est celui qui peut rester debout, bien droit, souriant, tenant en mains un trésor blanc et se tenant au milieu de deux anges, formant avec lui le " trio éna-protocolaire". Ceci dit, Lian et bien............................c'est Lian

 

La grandeur dans une petite taille: Major Lian, et si on en parlait...!

 

André-Marie GBENOU: andrmariegbenou.e-monsite.com / dimariagbenou.wordpress.com

André-Marie GBENOU: Dossier UAC

Uac

 

Plus d’un attendaient l’intervention gouvernementale salvatrice dans cette crise qui est de genèse lointaine. Comme ils en sont souvent  habitués avec le  gouvernement de sieur Boni YAYI qui intervenait en tant que médiateur accordant la faveur du côté des étudiants, titillant ainsi à moult reprises l’autorité rectorale, les étudiants ont encore cette fois-ci sollicité la clémence du pouvoir central pour le dégel de cette crise. Mais l’actuel gouvernement ne jouera plus de la même façon comme on l’aura compris depuis hier à travers le message du P.R qui laissait entendre  » on ne voudrait pas remettre en cause l’autorité rectorale dirigée par le Prof. Brice A. SINSIN…

On ne voudrait pas intervenir directement et ostensiblement »,

Pendant que plusieurs portent de vives diatribes et cancanent sur cette position du gouvernement, moi je pense qu’elle est appréciable et sera appréciée si vraiment elle demeure telle jusqu’au dégel qui ne sera que du fait de l’UAC elle-même.. Le problème de la flash est un gros problème.Et que le problème de l’administration universitaire soit réglé par ses autorités.

 L’Université d’Abomey-Calavi est un Etablissement Public à caractère Administratif (EPA) et remplit une mission d’intérêt général. Il dispose de la personnalité morale, donc sujet de droit et jouit d’une autonomie de gestion. L’UAC dirigée par le recteur n’est pas un établissement privé auquel on a confié une mission d’utilité publique et dans la gestion duquel le gouvernement doit tout le temps s’ immiscer des fois de façon godiche. Non c’est un service public administratif plein. Si un EPA dans sa décision doit tout le temps être remis en cause, pourquoi parle-t’on d’autonomie, d’indépendance alors qu’en réalité ce ne l’est pas? Quand je parle d’autonomie je ne parle pas de l’autonomie financière mais du pouvoir, de la gestion de cet établissement.

L’autorité rectorale qui prend une décision que plusieurs pensent injuste n’agit que pour l’intérêt de tous. On avance comme raison qu’ailleurs il y a toujours deux sessions, je ne refuse pas mais la France n’est pas le Bénin. Il y a au moins trois universités nationales dans chaque ville ( pour Paris, on en a jusqu’à 13 au moins, pour Lyon, on en a 3 au moins et plusieurs centres privés). On ne compare pas deux choses incomparables.

Je ne remets pas en cause la session de rattrapage mais quand il y a péril en la demeure, il faut trouver la juste mesure. A quoi bon de sortir des diplômés chaque année en grand nombre bien qu’ils n’eussent fait la moitié du programme? Un enseignant devant 3.000 étudiants, quand même. Même si aucun amphi n’a cette capacité de contenir ce nombre, et les copies?l La flash est devenue cette entité où s’ amoncellent ceux qui veulent se reposer. Rares sont ceux qui s’ y inscrivent pour vraiment étudier et ceux-ci comprennent toujours et adhèrent d’ailleurs aux bonnes décisions. Sur 100 étudiants, à peine ils sont 10.

Un centre d’enseignement reste un lieu de savoir, université qui plus est.

Si les enseignants qui sont quand même des pères et mères de famille, les autorités décanales, rectorales pensent qu’il faille faire d’une telle façon pour le bien actuel et futur de tous, pourquoi ne pas y aller? Si on ne trouve pas une mesure juste à la flash avec cette pléthore (numéraire), quid des années à venir?

 Si chaque gouvernement qui passe, doit toutes les fois remettre en cause les décisions rectorales pourtant quelque peu justes pour palier la crise, on aboutira à rien du tout, l’évolution zéro, position statique.

Par le passé, le gouvernement YAYI s’ est immiscé et ce moult fois dans la gestion de l’UAC en remettant bien de fois les décisions rectorales  par le truchement du ministre ABIOLA et c’était si fréquent qu’on se demandait si les Professeurs SINISN et ABIOLA ne s’entendaient pas. SINSIN prend une décision, l’autorité de tutelle (ABIOLA) la casse, chien et chat?  du cinéma. Les interventions gouvernementales du moment ont été en faveur des étudiants, ce qui n’était des fois que de la pure complaisance – je pense -le gouvernement  YAYI ayant agi ainsi des fois pour être bien vu des étudiants espérant des avantages futurs lors des élections  » YAYI notre sauveur ». Ce qui faisait que pour chaque problème à l’UAC c’etait le gouvernement qui le tranchait. Mais où en sommes-nous? Statu quo, rien n’avance. Si tous les gouvernements allaient intervenir pour remettre en cause l’autorité du recteur dans ses décisions mêmes celles justes et idéales, le problème de l’UAC, de la FLASH demeura tel encore et restera irrésolu bien que sa genèse date d’il y a bel âge. Le système LMD demande plusieurs exigences que notre réalité ne saurait prendre toutes en compte. Et les enseignants ne sont pas des machines.

A l’ENAM, l’effectif en première année d’Administration Générale était de 342 étudiants. Les années qui ont suivi, c’est passé à 450, cette année c’est à 600. Les enseignants se plaignent de cet effectif, alors quid de la faculté alors? en 2011-2012, la FLASH à elle seule faisait 40 pour cent de l’effectif de l’UAC avec  34.690 inscrits pendant que la FADESP, la FAST et la FASEG toutes ces trois facultés mises ensemble faisaient 32.250;. Ceci voudra dire qu’en ce temps, la FLASH en effectif faisait toutes ces trois facultés réunies. Actuellement, l’effectif des étudiants de la FLASH dépasse 40.000, soit plus de la moitié des étudiants sur le campus bon sang.Mais où sommes-nous? Le problème de la flash n’est pas le système LMD, je suis désolé, c’est l’effectif pléthorique mesdames, mesdemoiselles et messieurs.

Il est  inconcevable ma foi qu’un universitaire pour une session ait à corriger 9.500 copies, ma mamia, c’est de la folie ça et seuls les enseignants peuvent comprendre la lourdeur et à la pression auxquelles ils sont sujets. Mettez-vous à leur place pour l’amour de Dieu. Il faut prendre une décision et celle ayant été prise me parait bien appréciable: session de rachat et non session de rattrapage. On peut aller en session de rattrapage et être ajourné comme on peut aller en session de rachat et passer. Ce qu’il faut savoir c’est que l’enseignant est le maître dans sa matière et peut composer de la façon dont il entend son épreuve. Il peut faire mal en corsant l’épreuve comme il peut être en décider autrement. Mais peu d’enseignants s’ inscrivent dans le premier cas. Celui qui échoue a surement commis une petite erreur non? Pas toujours vous allez me dire, mais pourquoi tout le monde n’échoue pas?

Il faut régler le problème de la flash. Quand on ne veut pas esquiver le mal, on se retrouve dans le pire: invalidation de l’année universitaire à la FLASH. Je me déclare complètement incompétent pour dire si c’est bienvenu ou pas cette sentence rectorale, tout ce que je sais en tant que juriste c’est que le recteur a agi par voie d’autorité en prenant cet acte de puissance publique et je sais et je le pense avec opiniâtreté, cette décision demeurera telle parce que nous sommes déjà à la fin du mois d’août, on ne saurait reprendre certaines choses pendant que la faseg a fini l’année et les autres facultés sont entrain de finir, la flash s’amuse. S’ il y a une faculté en Afrique qui ne termine jamais son programme d’année c’est bel et bien la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’UAC (BENIN). Il faut qu’à un moment donné, on fasse face à la réalité au lieu de se mettre dans des posture non moins idéalistes, que dis-je postures idéalistes. La réalité de la flash est là et l’idéal est de trouver une solution qui ne compromette tout de même pas les nouveaux bacheliers qui désirent s’ y inscrire. Le tri a été opéré cette année pourtant le nombre reste et demeure rocambolesque. Tout le monde veut s’ inscrire à la flash parce que c’est à la flash qu’on ne va jamais au cours mais on réussit toujours, c’est à la flash qu’on a les épreuves les plus faciles (qcm, vrai ou faux en géographie), c’est à la flash que sur 10 étudiants 8 sont boursiers pourtant dénués pour la plupart  d’intelligence et commettant les impairs littéraires les plus colossaux, quoique littéraires, ils soient.Prenez un peu exemple sur la FADESP. Je me rappelle il y a deux ans, à la pression session SJ2, seuls sept étudiant avaient la moyenne. Si c’était à la flash, on aurait assisté à des casses, pas vrai?

Parlant de la position gouvernementale, pendant qu’une ribambelle d’individus pense que le gouvernement à travers le message de Sieur TALON a donne une position godiche, maladroite, une décision de gouvernement incapable, je pense le contraire passe qu’il est grand  temps que les cafouillages, les désordres auxquels on assistait sous l’ancien régime YAYI je veux dire, cessent. Le Président TALON ne veut pas complaire à qui que ce soit. Toute position venant d’une personne investie d’autorité publique dans une affaire aussi empreinte de délicatesse plaira à une catégorie X et déplaira à une autre Y, ça c’ est clair. On ne saurait dans ce cas précis satisfaire les deux groupes à la fois, même si cela arrivait il y aurait toujours un ou mécontents qui auraient souhaités que cela les arrange eux seuls.

Le chef de l’Etat ne veut pas d’un second mandat et sérieusement , il n’est pas question de donner des sales faveurs aux étudiants dont la contrepartie futuriste sera leurs voix  aux élections futures( YAYI attendait des faveurs, TALON non, il sait ce qu’il a à faire et il ne veut pas des faveurs d’étudiants pour sa réélection). Il faut rompre avec certaines choses: la complaisance et le faux. Monsieur Boni YAYI et son gouvernement sont intervenus plusieurs fois dans les décisions rectorales en anéantissant d’ailleurs l’ autorité morale de l’équipe rectorale à plusieurs reprises. Les étudiants étaient contents de la médiation salvatrice du gouvernement en leur faveur mais actuellement le problème est encore là…

On aurait pu laisser les autorités compétentes agir pour que ce problème soit réglé une fois pour de bon. Maintenant l’année est invalidée et beaucoup d’étudiants surtout les sérieux et innocents voient leurs peines et efforts morts, anéantis, année perdue. Qu’est ce que ça peut être choquant…! Des gens qui ont des projets se les voient chambouler.

Au demeurant, ce qu’il faut retenir:

– L’établissement universitaire est autonome, que son indépendance soit reconnue comme l’a souligne le P.R et que les mesures justes soient prises par les autorités compétentes.

-Si les étudiants tiennent à ce que cette décision soit annulée, je pense qu’il est un peu tard parce que d’abord: le Recteur ne souhaiterait pas revoir sa copie (recours gracieux), ensuite le ministre de l’enseignement supérieur (donc membre du gouvernement) ne voudrait pas remettre en cause l’autorité rectorale, sujet de droit et disposant donc de personnalité morale, alors chers étudiants, allez-vous recourir à la dernière alternative? Le recours juridictionnel? Le juge administratif ?en lui demandant l’annulation de la décision rectorale en recours pour excès de pouvoir? Sur les deux mois, il n’en reste qu’un. Y tiendrez-vous chères fameuses représentations estudiantines fneb et tutti quanti? En ce temps, on serait déjà dans une autre année 2016-2017, la FASEG, la FAST, la FADESP auraient commencé une nouvelle année et vous?

La faseg a fini il y a deux semaines, la fast et la fadesp bientôt et ce sera toujours ainsi. Vous ne finissez jamais le programme d’année à la FLASH, malgré cela on vous fait admettre en année supérieure malgré vos tares, vos désordres; il est temps de trouver une solution non pas seulement pour régler le présent uniquement mais qui prendra en compte les années futures, qui intéressera nos jeunes frères qui désirent étudier et réussir dans de non moins bonnes conditions, que dis-je dans de bonnes conditions.

Je propose pour l’avenir que que les inscriptions dans les facultés soient soumises à des études de dossiers (que celui qui désire faire la philosophie, aie certaine moyenne en philosophie et dans certaines matières comme on le fait pour des écoles) de façon que:

 – celui qui exprime le désir de faire les branches littéraires à l’université, qui a eu de bonnes notes en littérature au BAC et au second cycle (depuis la seconde) soit admis dans les facultés spécialisées: FLASH et FADESP et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes dans les écoles ( administration générale, ENAM, etc…)

– celui qui a exprimé le vœu d’aller en sciences économiques et autres branches reliées, qui a eu de bonnes notes au BAC et depuis la seconde dans les matières de la série G, et les matières spéciales des séries C et D soit admis à la FASEG et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes dans les écoles ( ENEAM, …)

– celui qui a eu de bonnes moyennes en sciences expérimentales et qui exprime le voeu d’y continuer les études à l’université, soit admis à la FAST, et dans les écoles s’il a eu de très fortes moyennes ( Hydrologie, EPAC, FSS, INMES, etc…).

Autre chose dans les écoles, il y certains cas spéciaux qui sont admis ( fils du personnel enseignant, administratif ou machin), mais il faut prendre des personnes prenables.  Prendre le fils d’un enseignant ou d’un député qui a 10 de moyenne qui vient de flaner à l’ENAM ou à l’EPAC pendant qu’en ce temps, celui qui a 16 de moyenne n’a pas été pris, non koyyiiiii où sommes-nous? Depuis quelques années (2007) le désordre s’est accentué. On n’est plus au temps du changement de l’ordre en désordre, ni de la refondation du désoredre. Nous sommes à l’ère du nouveau départ et la rupture doit prendre en compte tout ça.

Au demeurant chers étudiants, respectons-nous et respectons les dispositions. Que celui qui veut faire une marche, un mouvement de grève légal le fasse dans les règles, pas dans le désordre, pas en violentant ses pauvres camarades étudiants qui refusent de s’ associer-pas en bastonnant jalousement et diablement les pauvres élèves de l’ENAM, de l’EPAC ( il faut qu’ils donnent la joie au cœur à leurs parents qui dépensent beaucoup car eux autres ils paient des droits de formation allant jusqu’à 400.000F, vous non, seulement 15.000F seulement si vous êtes doyens, vous voyez de quoi je parle), pas en mettant feu aux véhicules des enseignants et autorités. On est étudiant mais chacun sait ce qu’il veut et tout le monde n’est pas d’accord avec vos fameux mouvements- des fois insanes-…Quand c’est bon, on le sait. Soyons disciplinés. Nos doléances ne tombent pas dans des oreilles de sourds, le recteur, les doyens, les directeurs, les enseignants et enseignants sont des parents et ils comprennent. Et quand vous pensez qu’ils n’ont rien à cirer dans vos miteux problèmes et doléances parce que eux leurs enfants n’étudient pas ici, détrompez-vous, rares sont ceux dont les enfants étudiants à l’extérieur (argument de gros flemmards).

Et vous chers étudiants doyens, vous faites trois années, obtenez la licence; vous faites cinq ans, six ans, ayez le master  et si vous tenez à avoir le doctorat, armez-vous. Que les vieux, les doyens qui sont étudiants depuis 2001 (15ans) aillent prendre soin des nombreuses femmes qu’ils ont engrossées au lieu d’influencer les jeunes qui veulent étudiants.Tout le monde ne veut pas avoir la maîtrise en deuxième année…Les vrais étudiants sont ceux qui ont la Licence 2 en deuxième année, la maitrise en quatrième anée.

Je suis étudiant vous savez mais certains de vos comportements m’écœurent. Un étudiant ne doit pas se comporter comme un terroriste, un étudiant reste un étudiant, s’il commet des actes de terrorisme, il est terroriste sera traité comme un terroriste…

Dossier UAC, et si on en parlait?

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André-Marie GBENOU: Quand on refuse, on dit non.

 Kourouma

 

Brève étude romanesque: QUAND ON REFUSE ON DIT NON

Présentation de l’oeuvre

D’origine ivoirienne, Ahmadou Kourouma est né en Côte d’Ivoire en 1927 et mourut en France en 2003. Auteur de plusieurs œuvres dont Allat n’est pas obligé qui lui obtint le prix Renaudot en 2000, Ahmadou Kourouma est l’un des plus grands auteurs africains, en l’occurrence de l’Afrique Occidentale.

Œuvre posthume et d’ailleurs dernière de ses œuvres, Quand on refuse, on dit non retrace les moments forts de la guerre tribale en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’une échauffourée qui mettait aux prises les Bété du Sud et Dioula du Nord, laquelle échauffourée fut à l’origine d’importantes pertes en vies humaines.

La couleur noire de la première couverture accompagnée du regard dédaigneux du jeune sur la photo, laissent déjà penser à un message affreux et horrible que s’en va narrer l’auteur.

 

Bref résumé de l’oeuvre

Quand on refuse, on dit non relate les moments forts de la guerre tribale en Côte d’Ivoire. La guerre du Liberia terminée, Birahima, enfant soldat, héros du roman, est arrivé chez son cousin, qui vivait avec sa femme. Là, le héros mène une vie placide, tranquille jusqu’à la triste mort de son cousin. Il fut alors hébergé par l’Iman Youssouf Haidara, père de la fille Fanta dont il s’éprendra plus tard. Il fut subjugué par la fraicheur douce et la beauté de la jeune mousmé. Birahima acceptera de conduire la princesse hors de la ville de Daloa afin de fuir les massacres qui y perdurent, espérant obtenir protection chez les siens.

Tout au long de leur voyage, la jeune intellectuelle Fanta s’attelait à conter à Birahima l’histoire économique et socioculturelle du pays .

Mais le héros, sur la route de Bouaké, avec son bas niveau d’étude et de compréhension essayait de cerner ce que lui narrait la jeune princesse.

 

Structure de l’œuvre

Composé de 160 pages dont une partie supplémentaire( de page 141 à 160), Quand on refuse, on dit non est structuré en trois grands chapitres.

  • Le Chapitre 1 est consacré au récit de la guerre au Liberia puis le début de la guerre en Côte d’Ivoire entre Bété et Dioula (page 11 à 36) ;
  • Le chapitre 2 quant à lui est réservé en partie à la narration de l’histoire du pays (37 à 84) ; et
  • Le troisième chapitre parle du voyage de Birahima et Fanta (85 à 140).

 

Thème principal

Quand on refuse, on dit non regorge une panoplie de thèmes. Mais il faut noter que le principal autour duquel gravitent les autres est : la guerre tribale.

Personnage principal

Birahima est le héros du roman.

Après une mauvaise période de guerre au Liberia et en Sierra Leone, Birahima revient dans son pays d’origine, la Côte d’Ivoire où sévissait aussi la guerre tribale.

Il resta d’abord chez son cousin et sa femme Sita, professeur de français au Lycée avant de rejoindre après la mort de son cousin, l’Imam Youssouf Haidara, père de la fille dont il tombera amoureux.

Quelques mots ou expressions

  • aller griller son arachide : s’enfuir
  • flagornerie : flatterie basse, insignifiante, non considérable
  • hétéroclites : qui s’écartent des règles d’art
  • mignoter : cajoler, traiter avec tendresse
  • vitupérer : blâmer violemment ; signifie aussi éviter
  • être à cul : ne plus avoir de ressources
  • être tombé sur le cul : être stupéfait

 

 

Du même auteur :

Les soleils des indépendances (1970)

Monnè, outrages et défis (1990)

En attendant levote des betes sauvages (1998)

Le Diseur de vérité (1998)

Yacouba, chasseur africain (1999)

Le chasseur, héros africain (1999)

Le griot, homme de paroles(1999)

Allah n’est pas obligé(2000)

 

Etude romanesque faite par André-Marie GBENOU.

Année d'étude: 2013( Techniques d'Expression à l'Ecrit et à l'Oral, T.E.E.O, ENAM 2013; Archives).

Année de publication: 2016

Disponible sur: dimariagbenou.wordpress.com / andrmariegbenou.e-monsite.com

André-Marie GBENOU: Mandat unique? Pourquoi pas...?

 

Mandat unique

Le projet de mandat unique, du moins le mandat unique tout simplement, fait à l’instar de tout autre sujet crucial, l’objet de positions diverses. Pendant que certains tonitruent que c’est un projet suicidaire, d’autres par contre le trouvent légendaire.

Ce qu’il faut quand même retenir c’est qu’il s’agit d’une vision que Sieur Patrice TALON, candidat à la MARINA lors des joutes électorales, avait inscrite dans son projet de société, lequel projet nous a convaincus, du moins les plus de 60 pour cent à voter massivement pour lui.

Le vœu de tous c’est la paix, le bonheur. Nous sommes en paix certes mais  ”Præstat cautela quam medela”.   Ce n’est pas au moment venu que nous allons courir à toutes parts. Pour éviter ce qu’on ne souhaite pas  il faut tout renforcer; renforcer les structures de l’Etat, les sociétés d’économie mixte, assurer une vraie autonomie et un renforcement clair des institutions, des juridictions; renforcer la sécurité et tout simplement, pour ne pas être verbeux, il faut épanouir et développer l’homme dans toutes ses dimensions positives, puisqu’il est au cœur de tout développement et de tout. La paix c’est l’homme qui la crée. La CENA et la LEPI, c’est les hommes, les tribunaux et cours, c’est les hommes.

Il est bien vrai, la plupart des Etats que nous prenons pour modèle n’ont pas opté pour l’unicité du mandat( USA, FRANCE; et cætera) et ils réussissent tant bien que mal(sauf démence ou gourance de ma part) les missions régaliennes qui sont les leurs.On peut prendre pour modèle et ne pas copier le modèle ou faire certaines exceptions.De toutes les façons, on ne fait que surprendre le monde entier positivement. La Conférence Nationale des Forces Vives de la Nation ( CNFVN), unique en son genre dans l’espace africain, mérite exemple. Beaucoup d’autres Etats, ont voulu faire comme le Bénin, mais n’ont pas pu. Depuis l’avènement du Renouveau Démocratique, nous organisons et connaissons des élections libres et apaisées et constituons de ce fait un modèle pour les autres Etats du monde. Nous pouvons aussi surprendre positivement en optant pour le mandat unique.

Pour ceux qui se demandent s’il est possible de gérer un pays en cinq, six ou sept ans sans avoir à renouveler le mandat et réussir, permettez que je vous dise que les exemples, il ne faut pas, à tout moment les chercher ailleurs. Nous avons un exemple-type au Bénin: le cas du Président Nicéphore Dieudonné SOGLO qui a dirigé le pays, seulement du 4 avril 1991 au 4 du même mois de l’année 1996.

En cinq années seulement, malgré les crises au Libéria et au Togo qu’il gérait en tant que Président en exercice de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest, ès qualités, le Président SOGLO a géré au mieux les intérêts du pays, redressé l’économie béninoise en lui donnait une belle image. Il était vu comme le modèle de la transition démocratique et fut fortement apprécié des institutions de Bretton Woods.Même si nombre de personnalités y compris Monseigneur Isidore de SOUZA d’heureuse mémoire, au nom de la Conférence Episcopale lui reprochaient des actes de népotisme et d’autres vices, le Président Nicéphore SOGLO, qui n’a connu qu’un seul mandat, a réalisé des prouesses et a fait évoluer le pays. C’est bel et bien possible; celui qui veut vraiment travailler s’arrange toujours.

Pour ne être loquace et venir directement à la question il faut savoir que plusieurs personnalités du pays ont émis un avis défavorable sur la question de mandat unique. C’est le cas du Professeur Mathurin NAGO , du politologue Francis LALEYE et de nombreux autres proches de l’ancien pouvoir, qui éconduisent le projet pour des raisons que seuls ils savent vraiment. Les femmes non plus, ne restent en marge de la question. On peut voir Me Marie-Elise GBEDO, ancien Ministre de la Justice de YAYI  qui a donné une position claire dont j’ai gardé copie.

« Les femmes juristes sont opposées à la proposition de l’institutionnalisation d’un mandat unique ,…il  faut laisser au président élu le choix de se présenter pour un ou deux mandats ». Pour la présidente de l’Association des femmes juristes du Bénin, « Nous ne pouvons nous focaliser sur les dérapages du passé pour justifier le bien fondé de l’instauration d’un mandat unique ».

Pour dire en peu de mots, beaucoup préfèrent encore le mandant renouvelable. Mais je pense que le mandant renouvelable présente d’innombrables insuffisances. Plusieurs arguments constituent l’ossature de ma position.

1- Le mandat renouvelable: source de détournement de fonds et biens publics.

Dans une certaine mesure, quand un Président  est en fin de mandat  et désire le renouveler, il faut qu’il batte campagne; avec quels fonds? Pendant que les candidats nouveaux se penchent sur leurs richissimes connaissances qu’ils ont ou carrément sur le peu qu’ils ont avec à l’appui leur projet de société, les candidats à leur propre succession pour la plupart, puisent dans les fonds de l’Etat ( de toutes les façons, c’est eux qui gèrent et qui connaissent l’état de l’économie étatique) pour indubitablement, pour certains, acheter les consciences surtout pour les populations bornées.

Parlant bien sûr de détournement de fonds aux fins de meeting le cas du Président  Nicola SARKOZY mérite attention . Pour illustration, il a en effet pendant qu’on y est, connu en 2012 de nombreux ennuis judiciaires quand la justice française a ouvert une enquête sur le financement d’un meeting à Toulon en 2011. Pour être bref, il aurait détourné les fonds publics pour battre campagne et perçu illégalement des intérêts. On assiste aussi à cet état de chose, quand le Président sortant , fait tout pour faire élire son dauphin en violant les textes, en utilisant les biens et moyens de l’Etat à des fins douteuses et opportunistes (cas du Président Bon YAYI dans la campagne passée pour Lionel ZINSOU, élection présidentielle de février-mars 2016, Bénin).

2- Le mandat renouvelable est parfois source d’affrontements directs et armés et de nombreuses autres bassesses

Plusieurs aspects méritent attention.

Bien que consacré par la plupart des lois fondamentales, le principe de la liberté de candidature aux élections présidentielles, heureusement respecté dans la plupart des États, a été parfois l’objet de restrictions visant à écarter des candidatures gênantes: de pures machinations cauteleuses. Ce qui a pour conséquence de frustrer les candidats écartés, mais aussi et surtout d’engendrer une tension qui a souvent abouti à l’affrontement armé. Ce fut le cas de la Côte d’Ivoire où l’instrumentalisation du critère de la nationalité a été utilisée pour écarter la candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2000. Cela a rencontré l’aval du juge électoral qui avait rejeté sa candidature pour nationalité douteuse. L’instrumentalisation de ce critère a été un facteur explicatif de la guerre civile de ce temps.

Mais il  faut savoir que quand ce n’est pas la nationalité, c’est d’autres facteurs qui interviennent pour exclure les opposants de la compétition électorale. Au Togo, par exemple, la candidature de Gilchrist Olympio a été écartée en 1992 pour non-production d’attestation de conformité avec le Fisc .Des pays comme le Togo et la Côte d’Ivoire, qui ont procédé à des exclusions contestables de candidatures à la présidentielle, ont été les théâtres de crispations du jeu politique et de violences ayant dégénéré en guerre civile (en Côte d’Ivoire) et en confrontation entre les protagonistes politiques, nécessitant une médiation sous-régionale.

Parlant d’affrontement, je ne saurais faire fi de ce pays des Grands Lacs: le Burundi .

Les villes de Bujumbura , de Bururi et autres, ont été le théâtre d’homériques massacres. .Pourtant institué dans la constitution burundaise (article 96) émanant des accords d’Arusha et ayant fait l’objet d’appréciations et d’interprétations diversifiées,la question du mandat renouvelable une fois, a été à l’origine de controverse et a engendré d’affrontement armé quand le Président N’Kurunziza a exprimé son vœu de briguer un troisième mandat.

 

L’article 96 de la constitution qui est  sous le titre V relatif au Pouvoir exécutif et sous le point 1 relatif au Président de la République stipule que « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ». L’article 103 quant à lui qui est rédigé sous le même titre et sous le même point 1 que l’article précédent dispose que « Le mandat du Président de la République débute le jour de sa prestation de serment et prend fin à l’entrée en fonctions de son successeur.» A ma lecture de ces deux dispositions en tant que jeune juriste, il ressort que dans les conditions normales de gouvernance démocratique le Président de la République est élu au suffrage universel direct et que celui-ci ne peut exercer plus de deux mandats de cinq ans chacun. Le principe étant que le Président ne peut exercer qu’un seul mandat mais que ce mandat ne peut être renouvelé qu’une seule fois.

  L’aticle 302 que certains lui oppose, a été interprété autrement sans tenir compte de l’esprit du constituant. L’article 302 (alinéa 1) stipule que « A titre exceptionnel, le premier Président de la République de la période post-transition est élu par l’Assemblée Nationale et le Sénat élus réunis en Congrès, à la majorité des deux-tiers des membres. Si cette majorité n’est pas obtenue aux deux premiers tours, il est procédé immédiatement à d’autres tours jusqu’à ce qu’un candidat obtienne le suffrage égal aux deux tiers des membres du Parlement. » Il ressort de la lecture de ces dispositions que l’actuel Président de la République ayant pris ses fonctions à l’issue d’un vote au suffrage universel indirect, c’est-à-dire après avoir été élu conformément à l’article 302 de la constitution et après avoir prêté serment devant l’Assemblée Nationale et le Sénat réunis en Congrès conformément à l’article 103, son premier mandat a débuté en Juillet 2005 et a pris fin en Juin 2010.

Cet article 96 limite donc clairement le nombre de mandats présidentiels consécutifs à deux avec la condition qu’il soit élu au suffrage universel et même si l’article 302 est diversement interprété, on devrait s’en tenir à l’accord d’Arusha  du 28 aout 2000 qui a inspiré la constitution burundaise et qui a d’ailleurs réglé le problème en précisant en qu’à chaque fois qu’une loi de la Constitution sera contraire dans son fond  à l’accord, celui-ci aura valeur supérieure à la loi constitutionnelle.

Parlant du problème que constitue le mandat renouvelable, je ne saurais parler du pays des Grands Lacs, le Burundi et oublier le Burkina Faso qui est frontalier au Bénin.

Cas particulier du Burkina-Faso.

Je ne suis pas historien mais je vous invite à faire un petit retour sur l’histoire.

 

Il était une fois dans l’ancienne Haute Volta, un zigue moins apprécié mais très amoureux du pouvoir.Depuis sa prise de pouvoir après l’assassinat de son ami le capitaine Thomas Sankara, en octobre 1987, ce zigue dirige le pays en dehors de tout cadre juridique. C’est l’état d’exception, “la rectification” de la révolution sankariste. En 1991, Cet individu, nommé Blaise COMPAORE convoque une commission pour concocter une Constitution.Cinq personnes sont choisies pour rédiger la loi fondamentale, parmi lesquelles figurent l’actuel Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, une figure de la société civile, Halidou Ouédraogo, et le célèbre avocat Me Titinga Frédéric Pacere. C’est d’ailleurs ce dernier qui hérite du chapitre consacré au mandat présidentiel. Il propose un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Cela ne convient pas à l’entourage du président : après négociations, le nombre de mandats reste limité à deux, mais sa durée passe à sept ans. La Constitution est approuvée par référendum le 2 juin.

Le politicien étant insatiable, un an avant l’élection présidentielle, le gouvernement modifie l’article 37, en janvier 1997. “Une fois” disparaît et après c’est le mot”renouvelable” qui disparaît. Ceci dit,le nombre de mandats n’est plus limité. L’opposition était courroucée, mais n’avait à l’époque aucune marge de manœuvre.

Plus tard , le journaliste Norbert Zongo, qui enquêtait sur le clan présidentiel, est assassiné. Le Burkina s’enflamme, les manifestations se multiplient, le régime Compaoré chancelle. Pour calmer les esprits, le gouvernement revient sur l’article 37 en 2000. Non seulement, le nombre de mandats est à nouveau limité à deux, mais leur durée descend à cinq ans. Arguant du caractère non rétroactif de cette nouvelle Constitution, Compaoré, déjà élu en 1991 et en 1998, se représente avec succès en 2005 et en 2010.

2014: A un an de la fin de son dernier mandat constitutionnel, Blaise Compaoré émet un vœu: celui de réviser à nouveau la constitution.Encore? mais c’est tortueux. La partie froissée ne va pas se laisser faire. Le Burkina va connaitre des soulèvements populaires, actes de vandalisme, massacres et tueries homériques; on s’aurait imaginer dans LA CHACALA.

Je nous ai raconté cette histoire de l’ancienne Haute Volta pour que nous réfléchissions autrement, pour que nous nous rendions compte de ce que le mandat renouvelable et les folies de nos dirigeants peuvent engendrer.

3- Mandat présidentiel: source de machinations cauteleuses politiques

À l’approche de la fin du second mandat présidentiel, le chef de l’État, et ses soutiens, profitent de la majorité dont ils disposent au sein du Parlement pour substituer le principe de la rééligibilité ad infinitum à la clause limitative du nombre de mandats. Ils remettent en cause les acquis constitutionnels des luttes du mouvement démocratique des années 1990. C’était le cas au Sénégal ( Abdoulaye WADE, 2012) et du projet de révision de Boni YAYI, que le peuple arguait d’opportuniste, qui a échoué par la suite. Ce fut le cas de nombreux autres Etats dont le Burkina Faso (voir supra).

Au Congo Brazzaville , le président du Congo-Brazzaville ne ferme pas la porte à un nouveau mandat.  La Constitution du 20 janvier 2002, limite à deux le mandat du chef de l’Etat  et impose une limite d’âge à 70 ans (Article 57 et 58). Après plus de deux décennies au pouvoir, Sassou N’Guesso ne peut briguer un nouveau mandat en 2015 sauf si la constitution est modifiée. Il a réussi à recevoir l’aval des Cours Suprême et Constitutionnelle.

En RDC, Le président Kabila arrive au terme de son deuxième mandat cette année, même chose.

Au demeurant, il est impérieux de faire savoir que l’enjeu est crucial. On a échappé au danger mais l’homme étant homme, autant prendre des mesures pour l’avenir. Et personnellement, je ne pense pas que s’éterniser au pouvoir pourra régler le problème. Ce que A fait, B peut le faire et bien pourvu qu’ils soient entourés de vaillants hommes.Si nos dirigeants n’arrivent jamais à réaliser leurs programmes politiques en deux, trois voire quatre mandats de cinq à sept ans, alors pourquoi ne pas limiter le mandat présidentiel à un seul? un seul et unique mandat, pourquoi pas?

Le mandat unique rencontre mon agrément et je n’y trouve aucun inconvénient.

Mon argumentaire est établi sur plusieurs points.

1-Le mandat unique pourra permettre d’éviter les très longs règnes préjudiciables à l’institutionnalisation du pouvoir et à la paix et permettra de favoriser l’alternance au sommet de l’État, et par conséquent la circulation des élites politiques.On n’aura plus à trop parler de régionalisme parce que le pouvoir étant appelé à aller au nord, au sud, ainsi de suite, à faire le tour du pays, les mouvements futiles, les querelles cesseront et mieux, on évite les peccadilles.

 

2-Le Président élu pour un mandat unique,sait qu’il ne sera plus rééligible.Du moment où les institutions et les juridictions comme je le souhaite sont fortes, quelle raison aura-t’il à gravement gaffer? à faillir?  N’ayant qu’un mandat unique, il cessera d’être le chef de son parti et, probablement, brisera toutes les chaines de contraintes liées à la nécessité de promouvoir des proches et de se plier aux exigences de certains groupes, furent-ils de soutien et de futurs soutiens pour obtenir d’autres mandats. Libre, il portera nécessairement son choix sur des hommes de valeur, compétents des personnes industrieuses et vertueuses pour réussir son mandat.

 

3- Le mandat unique pourrait également constituer, à mon avis, un excellent moyen d’amener des compétences vivant in cognito, à faire de la politique en participant à la gestion étatique et, au pays, d’avoir, comme disent les Anglo-saxons, «The right man at the right place », ie «L’homme qu’il faut à la place qu’il faut». Un mandat présidentiel unique pourrait servir d’antidote au tumulte de la «politique politicienne», aux invectives entre le pouvoir en place et l’opposition ou entre pouvoir et autres personnes réfractaires à lui à cause de ses innombrables failles, à la campagne électorale permanente et autres futilités qui empêchent les gouvernants de se concentrer sur leur programme et de prendre correctement en charge les préoccupations de leurs peuples. On n’aura plus à vivre sous l’égide de certains dirigeants comme l’autre quidam. Mieux, je pense que  la politique cessera d’être un éternel recommencement, cessera de nous faire voir les mêmes choses, les mêmes personnes. Elle cessera également d’être une aubaine pour des «sans métier», et on assistera moins à des insultes, des machinations,des intrigues politiques contre le pouvoir en place, puisque de toutes façons, le dirigeant ne pourra plus revenir. La politique  deviendra la chasse gardée des intellectuels, des ingénieurs, des cadres et techniciens de haut niveau et, dans une certaine mesure, des travailleurs «informels» consciencieux, sérieux et méritants de la société. On assistera à une nouvelle façon de gérer au mieux la res publica.

 

 

4-Pour finir mon argumentaire, il est su de tous que l’élection est le premier facteur ”conflictogène”et en tant que tel, à son occasion, les pays sont sujets lors de la proclamation des résultats d’élection ou de renouvellement de mandat à des actes de violence, de mutilation, de condamnations opportunistes, bref des scènes de barbarie.

Je pense qu’un Président élu pour un mandat unique, n’étant plus préoccupé par sa réélection et jouissant d’une liberté inaliénable, sera fort et efficace dans la réalisation de son programme. Et l’Afrique sortira de la décrépitude et du chaos à la stabilité politique et au progrès économique et social.

Le mandat unique offre a de nouveaux talents, à de nouveaux leaders d’accéder aux affaires et comme j’ai eu à le dire déjà on aura plus à traiter avec les mêmes personnes, les mêmes birbes. La politique sera plus perçue comme une mission de service public,et non une carrière et l’alternance des élites sera au grand rendez-vous et la paix ne le sera pas moins.

 

 

Au demeurant, je pense que quand on fait le sondage, la balance sera, j’allais dire le peuple sera du côté le moins problématique: le mandat unique naturellement.L’une des raisons objectives du mandat renouvelable est qu’il peut être un facteur incitatif pour permettre au Chef de l’Etat de réaliser de belles performances pendant son premier mandat, ce qui tout naturellement pourrait le rendre aux yeux du peuple, digne d’un deuxième mandat. Malheureusement cette perspective de deuxième mandat peut également porter le Chef de l’Etat à tordre le cou à la démocratie et aux libertés fondamentales de l’individu, avec pour accompagnements les affrontements, les tueries, etc comme on a eu à observer au Burundi, aux deux Congo, au Burkina, etc et moi, en tant que jeune juriste et défenseur des droits de l’homme, je ne saurais agréer ces ignominies.

Avec le mandat unique, l’avenir d’un pays ne sera pas hypothéqué. Il sera  clair et limpide parce que  le Chef de l’Etat étant assuré constitutionnellement de rendre son tablier au peuple à la fin de son mandat, il ne serait utiliser la force, la violence, les bassesses pour s’imposer. L’autre avantage du mandat unique c’est qu’il offre au premier magistrat la perspective d’une sortie auréolée du pouvoir; comme le pense Zul Kifl SALAMI. Une manière de dire qu’il sortira par la grande porte. Le Chef de l’Etat qui termine ainsi son mandat unique peut devenir la source de sagesse à laquelle recourent en cas de crise la classe politique, toutes tendances confondues. Il constituera un modèle de référence.

Mieux, le mandat unique aura également un effet moral sur le Président: la joie intérieure d’avoir rempli sa mission, celle du peuple,  comme je l’ai mentionné supra:  la politique sera perçue comme une mission publique et non une carrière. Néanmoins et je ne le dirai jamais assez, je le dirai encore et toujours, il faudra renforcer l’Administration, mettre les gens qu’il faut à la place qu’il faut, renforcer les structures de contre-pouvoir, les institutions de la République je veux dire, sans oublier les juridictions en les rendant vraiment autonomes et à renforcer aussi l’autonomie de ceux qui les dirigent. Les lois sont là, mais c’est le juge qu’il les applique. Rendons nos juridictions vraiment efficaces et surtout libres et autonomes et que le juge qui rend une décision fidèlement à la loi, n’ait pas à craindre qui que ce soit, n’ait pas à faire sa valise à 23h pour fuir sa piaule, sa ville, son pays pour une destination douteuse, j’allais dire inconnue.

Je suis béninois et j’adhère à tout ce qui est normal.

 

 

André-Marie GBENOU: Mandat unique? pourquoi pas…?

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André-Marie GBENOU: Particulier, mon cercle amical, et si j'en parlais....

Amis

 

Je vais vous parler de trois personnes, de trois amis, mignons, intelligents et preux, qui, pour évoluer dans leur vie, mettent Dieu au centre de tout. Tout doit être théocentrique.

" Car c’est Lui le Maître de la vie, tout par Ses mains grandit et s’affermit". 
Ne me demandez pas de vous dire les références bibliques, je ne suis pas prêtre et je suis pas non plus évangéliste.

Ceux qui ne verront pas leurs noms, ne sont ni refusés, ni ajournés. Ce n’est pas un examen.

Bon au fait, vous allez me trouver laudateur envers eux, c’est parce qu’ils le méritent, mais ne vous inquiétez pas, votre tour viendra, vous passerez en dernière position, la position divine. Souvenez-vous, les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers.

Je ne sais pas si j’ai trouvé un bon titre à mon billet, peut-être que j’aurais pu mettre le triangle amical ? mon amitié triangulaire? bon, je n’ai pas voulu trop cogiter parce que de toutes les façons, le titre est déjà bien pensé.

J’ai trois amis que j’ai connus, que j’ai fréquentés légèrement à l’Université pendant que j’étais en formation à l’École Nationale d’Administration et de Magistrature du Bénin. On y était tous élèves. Les relations d’amitié et de coopération qui existent en nos quatre pays n’était pas des plus reluisantes. AGLA, BIDOSSESSI, GBEDJROMEDE, BAKITA, ces quatre pays du continent amical GBENOU, ont connu l’approfondissement de leurs relations diplomatiques et consulaires en 2015.

Nous étions en effet tous admis aux Affaires Etrangères, non pas pour approfondir ou pour apprendre le pragmatisme de nos acquis théoriques de façon à présenter un corpus fondé et spécialisé en diplomatie ou en assistanat de direction,sanctionné par un mémoire ou rapport de stage, je voudrais dire, retenus non pas en tant que des stagiaires, mais plutôt en tant que jeunes diplômés de l’ENA, régis tous par des contrats à durée déterminée (CDD).

A la découverte de mes trois amis.

1-
Pétri d’expériences organisationnelles et caractérisé par un dynamisme homérique et salutaire dans tout ce qu’il entreprend et surtout en matière d’assistanat de direction, Saliou, sera affecté au Ministère des Affaires Etrangères à coté de Dieu le Père, le Ministre.Là, il assistera le secrétaire particulier du Ministre. Pour utiliser des thèmes techniques, ce jeune musulman des temps modernes va assister le Chef du Secrétariat Particulier du Ministre dans sa mission de coordination et de concertation avec le Secrétariat Général et les autres structures pour la gestion harmonieuse et efficiente de la réception et de l’enregistrement des courriers confidentiels de la diplomatie béninoise, de la gestion de l’agenda du Ministre, etc.

Volubile et posé, l’ancien responsable des élèves-assistants de direction et ancien Premier Vice-Président du Bureau d’Union d’Entité de l’ENA, connait bien la maison des diplomates. Resté il y a deux ans à la Direction de l’Europe, Saliou, en sus des règles liées à son domaine de formation connait aussi bien les règles en matière de courtoisie que d’expression et techniques diplomatiques.

Comme s’il était la seule personne affidée du Ministre, le petit Saliou ébouriffant comme KANTAMPION,va se voir confier une nouvelle tâche. Oh…Quelle mission? celle d’assister l’autorité qui dirige le cabinet du Ministre. waaaaaoh…Quelle promotion en un temps si court? un jeune de moins de 24 ans? Assistant du Directeur de Cabinet? mon ami Saliou va se voir attribuer la mission d’assister le DC dans l’accomplissement de sa mission , de collaborer à l’amélioration des performances de celui-ci. En sus des attributions premières, il a aussi à assurer la recherche et la documentation utile du Directeur de Cabinet et des Conseillers Techniques du Ministre ainsi que la rédaction des discours et comptes rendus de réunion et des séminaires à ceux-ci.

Mais tenez-vous tranquille, Saliou, preux et zelé n’a pas de limite et les bavures ne sont pas dans son dictionnaire. Il est plus que surprenant, on dirait Lambert WILSON et Freddy TOUGAUX, tous deux mis ensemble.

Pour l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, Saliou a été un acteur clé, un maillon incontournable de la chaine électorale. Pour ceux qui ne le savent pas, il était celui sans lequel les visas n’auraient été donnés aux agents recenseurs du COS-LEPI, dont la plupart s’étaient montrés discourtois et godiches envers les structures consulaires.Sans lui, les béninois de l’extérieur n’auraient peut-être pas voté, et vous savez le corollaire, les résultats auraient donné autres choses que ce qui est sorti des urnes au finish, du coup, devinez le reste.

Saliou est celui qui a conçu toutes les notes verbales de la première lettre à la dernière et les faisait signer diplomatique, et celui qui a géré tous les passeports. Il suffisait qu’il soit un jeune hurluberlu ou gère mal ses humeurs de courroux, bienvenus les dégâts, les pertes de passeports. Mais non, il s’est montré brave, vaillant, et n’a jamais réclamé des dus, pourtant ayant trimé pour le COS-LEPI, côtoyé et aidé des pontes, mais caractérisés par la ladrerie.Je suis tatillon peut-être, mais souffrez que je parle de mon ami.

Ce qui caractérise Saliou pris dans son aspect physique, se trouve sur sa tête. Je n’en dirai pas plus.

Et si on parlait d’autre(s) personne(s). Je veux parler conjointement de deux amis, collègues de filière entre-temps, collègues-diplomates et plus que des amis, des frères comme le premier.

2-
Sorti troisième de sa promotion à l’ENA, avec plus de 14.80 comme moyenne de sortie malgré la rigueur, les contraintes familiales et exigences pas possibles des enseignants comme les Ambassadeurs AGBANGLA, ADECHIAN, AMEHOU et des Professeurs AKOFFODJI, DOSSA et qui je sais-je d’autres, Emmanuel Dagbénangni, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne verra pas ses efforts inutiles. Riche en expression écrite et orale, doublée de son maniement de l’anglais nigérian et du yoruba, langue internationale qu’il manie avec adresse, le jeune célibataire co-âgénairede Saliou, va se voir conduire sans accroc dans la direction par excellence de la pratique diplomatique; la direction où toutes les règles diplomatiques ayant trait à la courtoisie et aux préséances, sont au rendez-vous.

Timoré et très réservé comme Épicure, Emmanuel? le jeune chrétien évangéliste est cet ami qui, malgré toutes ses facultés de percevoir et de concevoir, n'a jamais la tête pour comprendre, ni les yeux pour voir, quand il faut te laisser travailler. Narcissique et empoisonnant par moment, il te dérange bien que tu sois occupé, te sollicite même quand tu es pris par de obligations professionnelles. J’allais dire, Emmanuel,d’origine TOFFIN 2 , est ce genre de personne qui sait ce qu’il veut, qui met les moyens pour y parvenir.
Il se bat pour se donner une meilleure place, saisit les opportunités et ne de laisse jamais distraire par les canards.

Le jeune diplômé de l’ENAM, de par sa bravoure, a pu bénéficier d’une mission d’observation et de supervision électorale en Guinée Equatoriale. Et tenez-vous tranquille, il n’a pas connu la couverture de sa direction encore moins de son directeur. Ce n’est pas le Bénin non plus qui l’a désigné, mais l’Union Africaine, la Présidente de la Commission de l’U.A.Comment comprendre qu’un jeune de cet âge ait percé jusqu’à ce point au point de retenir l’attention d’une personnalité africaine et mondiale et d’une Organisation Internationale d’une telle envergure? le travail, la dévotion, l’humilité. Si vous, jeunes femmes et filles de Cotonou, recevez des invitations de ces mecs charlots pour des diners bizarres dans des boui-boui, ou pour des sorties dans les boites de nuit et hôtels de Zongo, Ganhi, Kouhounou et environs pour finir au lit ( putain de bassesse), lui par contre, en reçoit de personnalité internationale, pour une mission non pas pénienne mais internationale précise.

Vous allez me demander comment il s’est arrangé, par quels moyens il a pu percer si haut et moi je vous répondrai par la même manière et et les moyens que vous utilisez pour percer les nanas de Cotonou. Chacun se fixe des objectifs, des priorités et Emmanuel, les meilleurs, il les connait.

L’un des plus gros défauts de Dagbénangni Emmanuel est de ne savoir des fois pas endiguer ses mauvaises humeurs.Il se met en boule très souvent, pour des riens. Il a de ces habitudes rocambolesques. Parler mal, tenir des propos dissonants, attiger en demandant des exigences colossales à couper le souffle. C'est le genre d'ami qu'il faut fréquenter intelligemment parce que quand tu te laisse dominer par ses airs insidieux de supplication doublés de singerie , tu cèdes, tu l'accompagnes où il veut que tu l'amènes sur insistance bien sût, en pleines heures de travail. 
Le lendemain matin, tu trouves une jolie enveloppe sur ton bureau. Tu l'ouvres pensant que c'est un acte de promotion ou de nomination, mais non, tu te rends compte que c'est en fait une lettre de licenciement ou de congédiement. Motif: absences répétées au service.( peut trouver mieux ailleurs)Ceci parce que tu voulais faire plaisir à Emmanuel pensant que, comme son nom l'indique DIEU AVEC NOUS, il sera avec toi quand tu seras entrain de chercher un autre boulot.
Plus qu'intelligent, Emmanuel est parfois cauteleux, que dis-je rusé et hypocrite. C'est le genre de premier qu'on rencontre dans les écoles et collèges. Vous le suivez dans les video club, il apprend ses leçons la nuit tardive au moment où vous autres, apprenez à draguer les petites filles en songe.
Emmanuel, attention,c'est comme ça tu seras entrain de faire, un jour tu vas solliciter l'aide de quelqu'un pour t'amener au Togo. Là-bas, que Dieu n'ose, un véhicule immatriculé à plaque ivoirienne, conduit par un jeune ghanéen, vient cogner votre voiture. Le jeune ghanéen,dans sa fuite sera rattrapé au Ghana. On demande à qui appartient à la voiture qu'il conduisait, il dit libanais...Ah affaire de responsabilité des choses dont on a la garde? responsabilité civile délictuelle.., affaire de dommages et intérêts est venue iiinh.
Quelle loi appliquer? togolaise? béninoise? ivoirienne? ghanéenne? libanaise? 
Bienvenus les conflits de loi. Ah gbbbaaaa comme ça on va parler de la loi du juge saisi, aah moi je ne suis pas dedans inh, toi même tu sais ce que la lege fori a fait à LABEDAN et à DAME SCHEFFEL dans ce monde......Ah, j'ai dit pour moi iinh..

Qui est mon troisième ami?

3-
Il est chrétien catholique fervent, originaire de Grand-Popo, mais n’a aucune relation familiale avec les Ministres TONATO, AGBENONCI et le Doyen Honoraire Robert DOSSOU. Il est un ancien boursier de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Bénin, dont il est diplômé. Il est aussi titulaire d’une Licence en Linguistique anglaise des temps modernes et est doté d’une pleine année d’apprentissage de la langue chinoise.

Comme s’il voulait décrocher la lune ou mériter une place à coté de Dieu le Père comme Sainte Rita, à la seule condition d’être diplômé des diplômés, David Lian est actuellement en fin de formation en Master Management des Projets. Sorti en Master 1, Major de sa promotion avec plus de 15, 40 de moyenne devant des experts et consultant dans le domaine, le jeune Lian de 24 ans seulement n’est pas qu’un étudiant, n’est pas qu’un auditeur. Il est bel et bien en service comme Saliou et Emmanuel au Ministère des Affaires Etrangères.Vous allez me demander comment il s’arrange pour être si brillant et à moi de vous répondre de la même manière dont vous brillez au lit sur vos pouffiasses: on s’applique. Et la différence est que vous autres, gagnez facilement des maladies, et lui réalise des prouesses.

David Lian, surnommé Dave (dév) a, à son actif comme son ami et frère Emmanuel une kyrielle, une batterie d’encadrements protocolaires. Dévoué et industrieux comme Jack BAUER, il apparait comme l’un des meilleurs agents, non pas de la Cellule Anti-Terroriste de Washington D.C, mais du Protocole d’Etat, et je précise du Bénin; et en tant que tel les responsables de la direction ne l’ont jamais écarté des missions les plus professionnelles. On dit souvent quand la mission est lourde, les agents sur le terrain doivent être bons. David Lian, loin d’être tortueux a été mis sur plusieurs délégations, non pas par complaisance mais par professionnalisme, non pas pour assurer leur sécurité, mais plus que cela.

André VALLINI, Kwesi Amissah-Arthur, Théodoro Obiang N’GUEMA M’BASAGO, Francois HOLLANDE, respectivement Secrétaire d’Etat à la Francophonie, Vice-Président du GHANA, Président de la Guinée-Equatoriale, Président de la République Francaise, ce sont là des personnalités dont il a encadré avec brillance l’arrivée, le séjour et le départ.Si Emmanuel est allé dans le pays de Théodoro Obiang, le voir là-bas, Lian David, par contre est resté chez lui, ici, au Bénin et le Président est venu l’y voir. Qui est plus fort? les deux sont forts, de toutes les façons, Théodoro les a regardés face-à-face, moi jamais. Le moins fort, c’est moi; pauvre de moi. Je suis toutefois charmé de les avoir pour amis.

Pour terminer, David Lian, ce Dave, a un problème: les femmes. C’est ce genre d’homme qui te dit:

– André, tu as vu la fille qui vient de passer devant notre bureau? waaaoh…Tu as vu ses fesses ? ouuuuch….adigoue gbohoun gbohoun.

Et moi je lui réponds pour le calmer:

– ouais, c’est vrai, c’est une fée. En plus d’être d’une rondeur terrible et indescriptible elle est est aussi d’une grandeur féminine rare, d’une prestance inénarrable et d’une cambrure appréciable. Elle me rend pétrifié.

Il suffit seulement de lui dire ça, et voilà le jeune bouc motivé courir après la jeune chèvre, non pas pour dire bè bè bèèèèèè, kpof kpof bèèèèè comme un vrai bouc, mais pour prendre son numéro, j’allais dire les coordonnées de la belle mousmé. Et il réussit toujours à réaliser cet objectif, même si les numéros, il ne s’en sert souvent pas.

Oui, celui qui a dit que '' le bruit ne fait pas le bien''  a péché contre David Lian, parce que pour lui David, le bruit fait parfois du bien, car estime-t’il, les talons des belles femmes font du bruit quand elles marchent, t’attirent, te font quelque chose dans le caleçon; et moi, je lui trouve parfois raison parce que

" le bruit de la femme, ça fait du bien; enfin quelque part, dans des conditions normales de température et de pression, dans des positions corporelles données" 3

 

André-Marie GBENOU: Particulier, mon cercle amical, et si j’en parlais….

A lire sur: dimariagbenou.wordpress.com
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1- Co-âgénaire: mot inventé par André-Marie GBENOU, pour désigner une personne du même âge qu’une autre, citée (supra).

2- Toffin: peuple lacustre du Bénin, riverain du Lac Nokoué dans le Littoral. Le toffin désigne aussi la langue africaine parlée par lesdites populations( ganvié, so-ava, et environs).

3- '' le bruit de la femme, ça fait du bien; enfin quelque part, dans des conditions normales de température et de pression, dans des positions corporelles données'' de André-Marie GBENOU, dans son article PARTICULIER, MON CERCLE AMICAL, ET SI J’EN PARLAIS…, publié le 19 juillet 2016

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