André-Marie GBENOU: Non pas excès d'admiration, mais évidence...

Les deux hommes beninois

Le leitmotiv des hommes sérieux et travailleurs est " pas d'échec, né pour briller ". Au Bénin, dans le domaine politique, mon admiration porte sur  deux personnages. Il ne serait point oiseux de mentionner, quoique l'image temoin l'eût d'ores et déjà montré, que je fais allusion aux présidents de la République et de l'Assemblée Nationale du Bénin , qui, respectivement, sont Patrice Talon et Adrien HOUNGBEDJI (pour ceux qui ne le savent pas encore parce que frappés " peut-être" par de troubles psychotiques).

Pour un bon élève, quand il lui revient de parler de quelqu'un qu'il admire, il sait qu'il a - à moins que le " bon " soit absent en lui- à faire une brève présentation de celui-ci tout au moins. Et puisque je me réclame bon élève, que je déclare d'ailleurs, il me plait de parler de ce qui m'attire en HOUNGBEDJI en peu de mots., même si les mots ne sont pas peu.

 HOUNGBEDJI est Docteur d’État en Droit de la Faculté de Droit de Paris , il me parait séduisant de rappeler qu'il est sorti Major de l’École Nationale de la Magistrature française en 1967 ( à 25 ans). Pour un jeune béninois comme moi, juriste en formation et sorti de l’École Nationale d'Administration, non pas française, mais béninoise,  il est tout à fait clair et compréhensible , que celui-ci (ce jeune béninois juriste en formation  et sorti de l'ENA)  s'énamoure de celui-là (HOUNGBEDJI), dont il a -pourquoi pas - envie de suivre les traces, depuis qu'il l'eut connu quand il avait 14 ans... Procureur de la République à 26 ans, avocat de la famille Bongo, maire de porto-novo premier ministre, Président de l'Assemblée Nationale, je ne serai guère fatigué d'admirer la brillance de ce Monsieur, qui en sus d'être intelligent, est preux et placide.

TALON a connu un excellent parcours, quoiqu'il ne soit pas docteur comme l'autre KANTAMPION. Son flair, sa grandiloquence et sa prestance montrent qu'il n'est pas petit.

Certains me diront que mes deux hommes ont deux bidules en commun qu'ils exècrent: la cupidité et égoïsme. Moi je vais trouver une dichotomie à leur pensée sarcastique due à je ne sais quoi.

Parlant du premier mal qu'on leur attribue à sa voir la cupidité, je ne vais pas dire qu'ils sont cupides parce qu'ils ne sont pas en fait caractérisés, à mon entendement,  par la vénalité, mais par autre chose: le travail bien fait. Quand vous êtes bons, intéressants, pugnaces, et faites montre de grandeur dans vos actions, de pimpance dans vos résultats, pourquoi l'argent ne vous suivra-t'il pas? Mon passage argumentatif est comparable à un cultivateur  vivant dans un village lambda.  Ce cultivateur, qui s'attèle dans ses champs, à chasser les oiseaux prêts à picorer ses céréales, à raser les mauvaises herbes qui étouffent ses jeunes plants, à arroser fréquemment ceux-ci, ne va-t'il pas connaitre de bonnes récoltes, lesquelles, à leur vente, lui rapporteront non pas du sable, mais de l'argent? Serait-ce de de la cupidité si on gagne de l'argent, beaucoup par la force de son travail? Pour moi, et d'ailleurs ce ne peut qu'être que pour moi, HOUNGBEDJI et TALON  sont de braves hommes, qui savent travailler et qui savent s'exprimer aisément dans leur et par leur travail.

Parlant du second mal qu'on leur attribue, je ne pense pas que le mot égoïsme adéquat. Le fait de ne pas construire des écoles, des hôpitaux pour son peuple, serait-ce de l’égoïsme?  Le fait d'être éclairé et d'être au perchoir de la représentation populaire, n'est-ce pas déjà appréciable? l'homme éclairé au dessus du peuple, qui le peuple. Le fait de faire des constructions d'écoles, d’hôpitaux, et de les exhiber devant des caméras, avec pour noms " œuvres sociales" me parait populiste et insidieux. Ce que une main fait, l'autre ne doit pas le savoir, me disait ma mère. La grandeur d'un homme ne se trouve pas " que " dans ça. Hpungbédji et Talon, me paraissent comme deux guides, et nous avons besoin d'eux pour aller de l'avant . Hier, vous insultiez HOUNGBEDJI parce que son parti avait chois ZINSOU. Aujourd'hui, vous regrettez TALON, ce qui signifie que vous auriez dû prendre le choix de HOUNGBEDJI. J'appelle ça de l'agitation. TALON et HOUNGBEDJI ne sont pas ça.   Volubiles, ils me sidèrent. Travailleurs, ils m'épatent. Vertueux, ils me subjuguent.

J'aime TALON, pour son air sérieux et à la fois plaisantin quand il lui arrive par moment et d'ailleurs rarement, de faire montre d'hilare. Il ne recule pas, il fonce et est confiant. Il se contrefiche des remontrances opportunistes et insanes - quand il sait et on sait qu'il fait bien -.  Les mots qui sortent de sa bouche, à mon entendement, ne sont pas mensongers, ni insidieux. Il tient un raisonnement non pas brumeux, mais cohérent, j'allais dire apodictique, qui invite à l'écoute, à l'attention. Il est l'un des rares hommes d'Etat, qui, humble, n'a point cure de faire du populisme pour atteindre des objectifs purement, simplement et bougrement publics. Le Président de la République du Bénin se refuse de faire de la politique spectacle et exprime journellement son ardent désir orienté vers l’émergence de son pays. S'il n'a pas connu d'échec dans ses entreprises, s'il a de bonnes idées, s'il est entouré de bonnes personnes et ne fait pas de la complaisance populiste et populaire, pourquoi ne vais-je pas porter foi et créance à ce qu'il dit et fait?

Le gouvernement, le parlement, formant avec le judiciaire les trois pouvoirs, sont régentés par deux braves hommes, qui connaissent " leur job ". N'est-ce pas un atout? Si le gouvernement émet un projet intéressant et qu'il appartient au parlement de le voter, la grandeur de maitre Adrien HOUNGBEDJI ne va-t'elle pas guider? Il faut que nous abandonniez l'" adôgocratie",pour penser à l'avenir. Ce n'est pas parce que " nous n'avons pas mangé dans ça" qu'on va vouloir compromettre le " noukonyiyi" du Bénin.

Les défis étant réels et colossaux, point besoin de rappeler que ces deux pontes, chef du gouvernement et chef des parlementaires, auront le soutien de ce peuple qu'ils soutiennent d'ailleurs dorsalement, pour apporter, j'allais dire continuer d'apporter des  réformes politiques et administratives, pour  restructurer de l’économie nationale,   pour reconstituer le tissu social, et itou pour restaurer  la crédibilité de notre pays, qui m'est cher, et qui l'est aussi pour vous.

Quand vous remplissez à bon escient, la mission qui vous est échue - sans populisme, sans vergogne aucune pour le bien de tous - et bien, vous ne pouvez qu'être   admirables, j'allais dire  admirés.

Les applaudissements, on n'en a pas besoin, enfin, pas encore...

 

 

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