André-Marie GBENOU: Le Bénin n'est pas un Etat voyou, c'est le béninois qui est voyou...!

 

Images 2

 

 Je dis, " le Bénin n'est pas un Etat voyou, c'est le béninois lui-même qui est voyou".

On veut parler, oui on parle, on parle, on bavarde, on ne pense même plus, on ne propose rien quand ça ne va pas et au finish, on ne dit rien, on n'a plus parlé, on a bavardé, zéro.  A ces béninois bavards et voyous, je recommande la théorie du langage de  Ludwig WITTGENSTEIN (valable aussi bien en mathématiques) qui, établissait six  thèses intéressantes, il y a 95 ans.

En résumé, il disait que les différents états de choses constituent la réalité, pouvant être décrite par un énoncé élémentaire, ce qu'on peut appeler problèmes. Il fait comprendre que peuvent être résolus tous les problèmes des sciences, notamment philosophiques, etc mais les réels problèmes de la vie, non, parce que dit-il, chaque réalité a ses limites et son langage et partant, il y a des limites à ce dont on peut parler ; Dieu, le moi, le sens du monde et le mystique sont hors du champ de la parole : indicibles .On ne peut parler de la personne ; mais on peut parler des faits qui l'entourent. L'éthique et la religion se tiennent également en dehors du monde, en dehors du discours sensé et de la recherche scientifique. Après avoir énoncé ces six thèses, il conclut:

 " Ce dont on ne peut parler, il faut le taire" . On l'appelle théorie du langage TRACTATUS LOGICUS-PHILOSOPHICUS.

Que ceux qui peuvent comprendre, comprennent...

...............................................................................................................................

La devise du Bénin "Fraternité, Justice, Travail" inscrite au frontispice de la constitution, n'est pas pour l'orner.  A mon analyse, je vois que vous vous dites adversaires, j'en ris, et j'en re-ris. Mais vous savez, " l'adversité est un des moyens que Dieu ait pour nous rappeler de nos égarements", dira mon père spirituel Jean Baptiste Blanchard.

" Vox populi, vox dei ", voix du peuple, voix de Dieu...

Patrice TALON, est un don de Dieu. Pas de débat autour , c'est une vérité scientifique et c'est aussi naturel.  Ce n'est pas moi qu'il faut accuser ou gloser, si vous voulez dévorer quelqu'un, allez dévorer DIEU qui nous l'a donné.

Vous, peuple béninois, avez exprimé votre suffrage en faveur de Patrice A.G . TALON, l'avez choisi, élu Président de la République du Bénin, au détriment de KANTAMPION. Si seulement  à 7 mois de règne, vous regrettez son arrivée au pouvoir, c'est que vous êtes d'une hypocrisie intestine,  de probité douteuse et d'une mesquinerie abominable.Partant du principe que "tout pouvoir vient de Dieu", je trouve enfantin et oiseux  d'émettre des publications telles que " LE PEUPLE BÉNINOIS REGRETTE L’ARRIVÉE DE TALON " ou "ON AURAIT PU CHOISIR ZINSOU", ou encore "PATRICE TALON A ÉCHOUE". Comment arrivez-vous à voir en 7 mois ce qui sera dans 5 ans? ça fait plaisir et c'est une chance d'être compatriote de personnes qui prédisent l'avenir et qui sont détentrices du pouvoir mystérieux. J'ai un devoir demain, pourriez-vous m'aider à lire à travers la pensée du prof, l'examen? servez à quelque chose chers tous. Ainsi, allais-je commencer, celui qui regrette l'arrivée de Patrice TALON, qu'il regrette sa propre naissance, qu'il regrette son existence et partant qu'il renie Dieu et s'affranchisse des lois divino-naturelles...! on ne regrette pas ce que Dieu donne, on s'en contente.

Quand nous étions écoliers, élèves, nous exécrions les enseignants rigoureux, non pas pour un motif pesant et légitimité, mais parce que étions habitués à la facilité. On les fuyait, on n'aimait pas les gens rigoureux, intransigeants et tutti quanti. On préférait les enseignants caractérisés par une flemme sans borne et une vie sans norme, parce qu'avec ceux-ci, on pouvait avoir ce qu'on voulait, sans accroc bien sûr. Quand nous eûmes grandi davantage, nous nous fûmes rendus compte, qu'erreur, c'était et que tard, il était. Nous regrettons d'avoir été corniauds, sinoques. Nous nous sommes éborgnés. Nous aimerions revenir en arrière. Je pensais qu'on n'était plus à l'époque de "SI JE SAVAIS, DERNIER MOT DE L’IMBÉCILE"

Il me plait de transposer ce qui précède dans la gestion du pouvoir et l'entendement que le peuple a de ce qu'on appelle diriger/gérer, mais d'une autre manière. Quand, sous un régime bananier, nous violons avec amour les règles que nous nous sommes donnés, et que s'installe, quelques temps après, l'autorité, la vraie, on devient aveugle et sourd, on ne voit plus rien parce qu'on ne veut rien voir et on entend plus rien parce qu'on ne veut rien entendre. C'est de la malhonnêteté..." On ne peut vouloir d'une chose et son contraire", autrement, ce serait être nigaud.Tout le monde veut parler, quoique parler ne soit pas donné à tout le monde. D'aucuns essaient de parler , s'efforcent de vouloir séduire, quoique déraillant, bavant. Certains me parleront de liberté de conscience, de pensée, mais n'est-ce pas godiche d'avoir ces libertés et de ne pas les exercer à bon escient? ce qui m'offusque et anéantit mon autorité morale, c'est qu'il est des intellectuels, non j'allais dire des "présumés intellectuels", qui émettent des idées, ressortant parfois machinalement leurs tares, remettant en cause leur intellect, les faisant du coup intellectuels tarés (hommage à mon feu grand-père Mathieu Kerekou), et partant me font rire. Amadou Hampâté Bâ disait  qu"en Afrique, quand on vieillard  meurt, c'est une bibliothèque qui brûle", il n'a peut-être pas raison sur toute la ligne parce qu'il y a des gens qui,  bien qu'ils auront vieilli, ne disposeront d'aucune connaissance qui puisse profiter à la génération montante. On ne dirait donc pas qu'une bibliothèque brulera à leur mort, ce serait anodin."Il n'est rien de plus éloquent que l'exemple", disait Jean-Baptiste Blanchard; je pense que j'ai trouvé le bon.

Quand je nous regarde, je me moque de nous. Comment comprendre que nous voulions que justice soit rendue, que dis-je, que le droit soit dit par les autorités judiciaires compétentes et au même moment édicter à la justice ce qu'elle doit faire? où sommes-nous? Pour la petite histoire, le Président de la République disait à Parakou pas plus tard qu'il y a quelques jours "...si chaque fois que quelqu’un doit faire un péché, nous ne sommes pas capables d’apprécier que c’est un péché, que c’est au contraire une action de gloire, c’est dangereux pour le pays. Il est important pour nous que publiquement, nous ayons au moins la mesure, le courage de ne pas faire l’apologie du péché parce qu’après, il n’y a plus de repère...Mais il est important, je le répète pour la cité, que publiquement on ne fasse pas, qu’on ne glorifie pas ce qui n’est pas admis. A bon entendeur". Il n'  y a pas de plus beau discours et de plus belle expression d'amour que ces mots, lesquels font malheureusement l'objet de compréhension et d'appréhension aussi inintelligente que tarée. Parfois, je me dis qu'on ne devrait pas être trop intellectuel, parce que ça rend goujat par moment. Tout de suite, notre super-intelligence nous dicte que le P.R faisait allusion au fameux cas AJAVON, et pendant qu'on y est, le pécheur dont il parle, c'est celui-ci. Non, c'est déjà trop réfléchi selon moi. Soyons d'une honnêteté irréprochable si nous voulons l'être. Ceux qui pensent que le Chef de l’État a manqué de tact, je pense que ce sont eux-mêmes qui manquent de tact et d’analyse, parce que la chose est devenue comme une affaire de complaisance et d'hypocrisie. Et sans soutien personnel aucun, ni sentiment affectif pour Patrice TALON, je trouve juste et bienvenu ce qu'il pense car je pense la même chose. Si nous allons applaudir l'injuste, l'inique, le louanger, nous n'irons jamais de l'avant et nous régresserons davantage. Nous devrons nous maitriser et penser au développement de cette nation, le changement, le vrai, pas celui qu'on décrète à la bouche, le réel plutôt. Le changement, ce n'est pas en gesticulant ou en sautillant tels des têtards de grenouille que nous l'aurons. Le changement, nous l'aurons, quand nous prendrons conscience de ce que nous devrons cesser nos mauvaises langues, nos hypocrisies. Le peuple béninois, dont je fais partie, est  atteint des troubles psychotiques et il urge qu'on recourt à des spécialistes pour le scruter, le traiter, le guérir. A chaque fois que je lis des publications de divers fora, à chaque fois que j'approche certains béninois, je me dis zut! Seigneur, délivre-les, ils sont atteints d'atrophie de cerveau  entravant nos pensées, les croyances ou les perceptions.  Sinon, comment comprendre qu'un peuple incinère des individus surpris en flagrant délit ou même soupçonnés  de vol (de cabri ou de poulet), donc lynchés sans jugement aucun pendant qu'on se dit être dans un État de droit?comment comprendre qu'on accuse le gouvernement en place, au pouvoir depuis 7 mois (n'atteignant même pas encore  les 9 mois pour accoucher d'un bébé), de la vacuité de fameux paniers de présumées ménagères(même s'il y en qui ne ménagent rien) ou même de fameuses bonnes dames (même s'il y en de mauvaises)? C'est quand même risible et parfois déplorable que veuillent profiter de la situation des gens qui ne faisaient rien comme profession depuis le régime enterré (en purification au purgatoire) et qui souhaitent se mélanger aux gens. Qui va lentement, va surement, disait ma feue grand-mère et soutenait ma tutrice Bernadette SOHOUDJI, en faveur de laquelle, au passage, je demande non pas d'observer des minutes ou des heures de silences, mais de temps de prière et donc d'expression (pour le repos de son repos). Il ne sert, en effet, à rien de faire croire aux gens qu'on est travailleur alors qu'on est loin d'être un demi-travailleur et quart-consciencieux. Le changement ne se décrète pas , il s'érige et s'installe, non pas de son propre vouloir, encore qu'il n'a pas de volonté, mais par le travail, non pas bâclé, mais bien fait. Pour ramasser un objet par terre, on s'accroupit pour le ramasser, on fléchit les genoux pour le ramasser (encore s'abaisser), à moins d'être spécialistes et praticiens de la magie qu'elle soit noire ou blanche. Pour relever un pays à terre, il faut d'aborder s'accroupir, se requinquer au risque d'échouer comme ma petite-amie qui a raté le bac une quatrième fois. La gestion d'un pouvoir longtemps gardé et mis à terre par un individu loin d'être normal à 12%, n'est pas chose aisée,  c'est du travail; et la visibilité, que dis-je, l'image d'un pays, ce n'est pas dans un miroir qu'on la voit , ce n'est pas dans l'eau exposée au soleil qu'on la remarque, ce n'est pas comme l'éclipse solaire. Le bonheur, c'est quand nous ne faisons évoluer, ie je fais évoluer l'autre et moi-même j'évolue dans son évolution. Avons-nous cette mentalité? non; la preuve, certains comprendront autrement cette publication.

Les réformes du gouvernement sont belles et bonnes et tant que le monde demeurera le monde, elles n'arrangeront pas certains et je les comprends. Quand on met dit que " casser des maisons, nettoyer les baraques aux bords des voies, etc ne sont pas les priorités et partant sont loin d'être ce que veut le peule actuellement, dites-moi, vous serez prêts quand? si à tout moment il faut atermoyer, rien n'avancera, le pays sera comme une statue dans le statu quo, c'est-à-dire un pays inerte.

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, 7 mois, c'est riquiqui pour apprécier, enfin, je pense. Il va falloir du temps au pouvoir en place, pour se muscler afin de relever ce géant pays tombé à terre. Le relèvement du Bénin prendra par un nettoyage sans vergogne de ce qui ne va pas; c'est la suppression sans prise de tête de tout ce qui est dénué de sens, de tout ce qui arrière le pays. Ne soyons pas paresseux. Si Dieu était paresseux, ni vous, ni moi, ne serions ici sur cette terre. Et cessez de parler de regret. Je pensais que le regret ne devrait pas appartenir à notre vie de citoyen, nous devrons travailler notre conscience pour que le regret s'accouplant avec la force, donnent le courage. Nous devrons, ceci dit, rester courageux, que dis-je preux tels de vrais hommes au combat, à la lutte, soyons lutins ensemble, parce que le relèvement du pays et la relève de demain, c'est ensemble que cela doit se faire. Nous devrons rester debout ( ce n'est pas en chantant seulement l'hymne national que nous allons rester debout, nous devrons rester debout dans la tête, nous devrons rester éveillés pour chasser l'ennemi " si le maitre de la maison savait l'heure à laquelle viendrait le voleur, il ne le laissera pas percer son mur ) et que nos critiques soient plutôt constructives que destructives. Il serait intitule voire foufou de revenir sur les mêmes choses, qui ne vont faire que nous tuer à petits et silencieux coups:

"les choses qu'on ne peut recouvrer, le souverain bonheur est de les oublier", dira mon père spirituel Jean Baptiste Blanchard.

Je pense qu'il serait intéressant et même fraternel que chacun apporte sa pierre à la construction de ce pays que nous avons eu en héritage de nos aïeux. Cessons d'être voyou en ne cautionnant plus le faux, le mal; cessons d'être voyou et travaillons pour le bien de l'autre et de nous-mêmes. Si nous allons demeurer dans ce système d'absence de conflits armés, il faut que la paix sociale s'installe et cette paix doit être d'abord intestine, pour  dire fraternelle, familiale, sociale, donc nationale...

Mais avant tout, parlez moins et ouvrez-la quand besoin est. Ceux qui parlent beaucoup ne réussissent moins pas parce qu'ils parlent plus qu'ils ne réfléchissent; le temps de réflexion, ils l'ont pris pour bavarder; un  bavard, il faut que ça apprenne à fermer un peu sa gueule et quand on n'a pas d'éléments sur un sujet, on s'abstient d'aller sur ce terrain.  "Il est parfois de la sagesse de dissimuler ce qu'on pense, et de ne pas dire tout ce qu'on sait", disait Jean Baptiste Blanchard, alors soyez sages, du moins tâchez de le devenir en parlant moins et en vous contentant de vous développer vous-mêmes.
 
 
Le Bénin n'est pas un Etat voyou, c'est le béninois qui est voyou.
 
André-Marie GBENOU

 

 

×