André-Marie GBENOU: En sus d'etre ma m'man, elle était ma directrice et mon docteur

 

Elle, c'est ma mère, ma très chère et ravissante maman, celle qui a mis en moi tout son amour et toutes ses complaisances.

1- Ma mère était ma directrice..

Ma mère était la Directrice de l’Ecole Urbaine Centre qui m'a eu écolier. Elle a décidé de suivre mon évolution crescendo. Elle m 'a eu au CI, au CP, au CE1, au CE2, au CMI et au CM2. En ces temps-là, elle avait confié la conduite des écoliers du CM2 (classe dont elle avait naturellement la charge) à son adjoint, qu'on appelait Maitre Goudjinou, qui était très bon en pédagogie, pais qui était d'une rigueur indicible. Ma mère était caractérisée par une rigueur indescriptible surtout quand il s'agissait de moi. J'ai beau être 1er, mais battu à mort. Vous vous demandez naturellment pourquoi. N'est-ce pas. Attendez, je vous raconte. C'était au Second Trimestre. J'avais totalisé comme point des examens 119. J'étais 1er. Le 2e, Franck, avait 118. Vous comprenez déjà pourquoi j'avais été battu? NON? vous êtes lents à la compréhension, vous. C'est justement parce que j'avais légèrement dépassé le 2e, d'un (1) point seulement. Comment comprendre que le 1er a 119 et le 2e 118?

Ma mère m'obligeait à lui réciter mes leçons. Quoique conseillère Pédagogique (CP), donc acculée, elle avait toujours du temps pour moi.

Meeeerde! QUE ROBA (italien) QUELLE HSITOIRE. Mais comment ose t'elle demandé à quelqu'un qui est 1er de sa classe, de lui réciter ses lecons? mais elle est d'un culot poussé cette dame.

Mais moi, futé que je suis, je me dissimulais derrière sa porte, copiais les lecons sur mon ardoise, lesquelles lecons, je lui réciter au fur et à mesure de mon jeu de tricherie. C'est donc dire qu'au fond je trichais. Mais, fatiguée, elle se laissait attraper par le sommeil et bienvenue la bonne nouvelle chez moi.

Tout comme ci, j'étais son enfant un unique, elle me suivait jusqu'au collège.

Mais c'est quoi cette dame a? elle t' envoyée? mais laisse moi en paix, putain. J'allais lui lancer des fois ces mots, mais puisque la petite, meerde, j'allais dire ma mère était aussi gentille, je faisais ce qu'elle désirait de moi. J'ai fini par être 1er de ma commune, ce qui m'a valu une kyrielle de prix de part et d'autre du pays

Mais attention, ce n'est pas fini.

Je me rappelle avoir été maté correctement comme on le dit de facon vulgaire par ma mère.

J'étais en 5eM1

Pourquoi m'a t'elle frappé?

Je passais de la 6e en 5e avec 16 de moyenne( vous qui allez dire 16 c'est pas une moyenne ça, c'est trop petit, laissez-moi vous dire que j'ai fait l'Ancien Programme, dictée DEBOUT, PANTAON BIEN DRESSE), et j'étais major de promotion.

Au premier semestre de la classe de 5eM1? Je sors avec 15.05 de moyenne, mais avec quel rang 5e...

odjeee dje dje, ah bon? 5e? tu quitte 1ere palce pour occuper 5e, ah bon? tu es intelligent inh toi, dans quel pays.

Il sonnait 19heures. J'étais rentré chez moi.

Comme si elle était encore directrice au collège, elle me lança " et les résulats", à cette phrase, je répondais intérieurement " mais toi, où est ton problème? quand tu allais à l'école, je te demandais tes notes, c'est quoi cette vilaine maman là même; on ne peut meme pas respirer une minute."

tchhiiiiieeeeeeeeeeeeeeeee, aussitot que je lui ai donné les résulats, waaoooh, on dirait que je suis l'enfant issu de la relation entre son mari(mon père donc) et sa maitresse).

gbooo, gbaaa, gbooo, gbba, non attendez, ce n'étaient pas des interjections douces, c'étaient des coups que je recevais. ah oui, c'était ca. Elle avait dans sa chambre une chicot(t)e qu'on appellait sian sian ba ( c'est en goun), dont la traduction francaise donnait " chicot(t)e de celui qui fait gros dos, de ceui qui se prend, qui fait du bruit)

Je vous dis, chers amis lecteurs, second semestre j'étais Premier avec 16 fort, piiiiiiiiiiam. Ah qui veut continuer à recevoir des coups de chicotte?

Comme si c'était une mission où on se relaye, à partir de la classe de 4e, c'est papa qui a remplacé maman, à la différence que mon père était plus verbal que pratique, que dis-je, il préférait m'inuslter et me comparer aux élèves des collèges environs, qui occupaient souvent la première place. Jaloux et encore jaloux de la premère place, les diatribes de mon père me motivaient plutot à aller de l'avant. pourvu qu'on me prime, c'était ma nourriture préférée. J'adore être primé, distingué. Là, au moins, tu es fier d'avoir travaillé, trimé.

 

2- Ma mère était mon docteur

Elle n'aimait pas me voir, ou me savoir souffrant, malade.  Spécialement pour moi, on allait dire, elle avait une boite qui regorgeaient pénicilline, bande compresse, bande collante, paracétamol, quinine et autres produits pharmaceutique, laquelle boite, elle appelait " boite à pharmacie".

Mon point fort quand j'étais petit, c'étaient les blessures. J'aimais le foot, et j'en suis meme un grand féru. Et étant donné que j'étais souvent le, plus jeune des groupes footballistiques, les mecs, les sauvages, profitaient de la mauvaise dent qu'ils ont contre mes parents, pour me casser les panards, que dis-je les pieds.

J'avais mal, très mal. Pourtant je continuais à jouer au foot.

Ma maman était là pour me soigner, et bien oui, justement, je l'avais payée pour ça.

Mais laiiiiiiila, elle est impossible cette dame. On dirait qu'elle me cherchait depuis, elle appuyait fort, fort et très fort de facon à endolorir davantage mes maux.

Tship; elle se prenait pour qui même? pour un Docteur? yyéééé regardez-moi ca,,hihihihihih(juste pour rire)

Ma mère, en conclusion, était une très bonne mère. Elle m'a imprimé une bonne rigueur, laquelle je lui applique, oui je lui applique une très bonne rigueur surtout quand elle viole mes principes, aaaaaaaaaaah oui. Je n'ai plus 8ans, je n'ai plus 12ans, non j'ai plus de 12+8 ans

Ma mère demeure ma mère et elle est la plus merveilleuse qui soit.

Bisou maaaaaaaaaaaaa.....................................man

Qui dit le contraire?